jeudi 8 mai 2008

La part manquante, Christian Bobin

Je ne peux faire de « résumé » à proprement parler de ce livre. Il s’agit de onze nouvelles avec de très beaux titres tels « la baleine aux yeux verts », « la fleur de l’air » ou encore « les preuves en miettes de l’existence de Dieu ». Et pourtant…

Il y a des lectures qui marquent à jamais. D’autres qui ne marquent jamais. « La part manquante » fait partie de la deuxième catégorie. Quel ennui ! Je m’explique :

Les phrases sont hachées. Brèves. Hachées comme un couperet. Un couperet inutile. Un couperet inutile et fade. Vous avez vu ? Je viens de faire du Christian Bobin … Chouette…
Tout est ciselé. A tel point que ça en est devenu obsessionnel, je ne voyais plus que ces arrêts intempestifs à chaque phrase, chaque paragraphe, chaque page. J’ai énormément souffert. Comme quoi, la ponctuation est un paramètre très important à prendre en compte.

Imaginons que, finalement, j’arrive à mettre ce défaut stylistique de côté. Malheureusement, le contenu n’arrange rien. Comment parler pour ne rien dire ? Comment faire du vent et se prendre pour un philosophe ? Vous aurez toutes ces réponses en feuilletant le livre. L’auteur croit nous donner à réfléchir sur des thèmes universaux tels la jalousie, le travail de l’écrivain, le rapport de la mère à son enfant mais il ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes. La seule chose que Christian Bobin m’a apporté, c’est une grosse migraine !

Cependant, en lisant différents avis sur ce livre au grès de mes pérégrinations soit on le trouve fabuleux, soit on le déteste. Vous avez mon avis, à vous de faire le vôtre si le cœur vous en dit !

3 commentaires:

antoine a dit…

Beh dis donc, le moins que l'on puisse dire c'est que tu n'es pas tendre avec ce livre.
Moi je me demande quelles étaient les motivations de l'auteur

valérie a dit…

Bonjour,

c'est peut-être l'ennui qu'il vous a procuré que je trouve au contraire exaltant... Enfin une écriture qui ne raconte pas au sens habituel mais qui "prose" (?) sur le vide, sur le rien sur le manque, ça fait du bien!
VQ

Anonyme a dit…

Personnellement, je trouve "l'écriture ciselée" magnifique. Un style qui se rapproche de celui de Duras d'ailleurs.