samedi 25 octobre 2008

Swap un jour, swap toujours....

Après une longue journée, quoi de mieux qu'un gros colis sur la table ? Oh joie!!! Mon colis du London swap est arrivé! Youpiiiiiiiiiiii!!!!!
En voyant l'adresse de l'expéditeur, je fus encore plus excitée à l'idée de l'ouvrir : il s'agit de Loutarwen! C'est grâce à elle et son blog que j'ai eu envie d'ouvrir le mien, c'est vous dire si je suis heureuse d'être sa swapée! Surtout qu'on a beaucoup de goûts communs, notamment sur les livres historico-policiers que nous affectionnons particulièrement!

Mais voyez plutôt!!!

Côté friandises : des Quality Street à la pelle (miamm!!), des After Eigth en bâtonnets (qui ont mystérieusement disparu dans ma panse...) et du thé of course!!!

Côté cadeaux : un magnifique calendrier londonien pour pouvoir penser au swap tous les jours de l'année 2009 et un magnifique carnet dont je suis folle! (je n'en reviens pas que des choses aussi belles existent... ^^)

Et évidemment côté lecture, Loutarwen a tapé dans le mille!!! L'innocence de Tracy Chevalier, auteur que je ne connais pas mais dont elle a fait de nombreux éloges sur son blog, Sauver Noël de Romain Sardou (que je n'ai jamais lu non plus) et Le cadavre du Métropolitain de Lee Jackson qui sera à coups sûrs mon prochain coup de coeur...

Autant dire que je suis comblée par toutes ces charmantes attentions... Tu ne pouvais pas mieux tomber!!! Encore merci à Loutarwen pour ce merveilleux colis et à Ys pour l'organisation de ce merveilleux swap!

dimanche 12 octobre 2008

De Cape et de Crocs, Ayroles et Masbou


Dans le port de Venise, Armand Raynal de Maupertuis et Don Lope de Villalobos y Sangrin, deux gentilshommes désargentés volent la carte au trésor des Iles Tangerines pour aller sauver un jeune homme soi-disant enlevé par des turcs dans une galère (Mais qu'allait-il donc faire dans cette galère? )

Cette BD est tout simplement géniale! En suivant l'aventure de nos deux compères (un renard et un loup gentilshommes et épées à la ceinture) on rencontre des personnages de Molière, des Esméralda, de multiples références littéraires et historiques. Tout le théâtre classique se trouve convoqué dans ces pages magnifiquement dessinées.

La série comporte IX actes à l'heure actuelle (1 acte correspondant à 1 tome) et je vais me précipiter pour acheter ceux qui me manquent! C'est une magnifique découverte.


Encore un grand merci à Valériane pour ce cadeau reçu dans le Swap Cape et épée organisé par Praline et Arsène.


Vous pouvez aller visiter le site de la série qui est extrêmement bien fait!


mardi 7 octobre 2008

Que du bonheur!


Rien de mieux après une longue journée d'ouvrir la "boîte à bonheurs" de la classe et de lire ce genre de mots :


"Je suis contente car j'ai une super bonne maîtresse et très gentille. Je n'ai pas de soucis et pour le moment je n'ai que des bonnes notes. Et puis, quand j'ai appris qu'on allait en classe de mer j'ai été plus que contente".


De quoi effacer tous les ennuis de la journée en un coup de baguette magique!

L'image vient de chez Jack, évidemment!

dimanche 5 octobre 2008

Mari et femme, Régis de Sà Moreira


Régis de Sà Moreira est un auteur que j’ai découvert il y a un an ou deux avec un petit livre s’intitulant Le libraire. Fabuleux…
L’auteur récidive avec ce roman qui se dévore en un rien de temps… Le mari et la femme sont au bord de la rupture. Ils l’ont d’ailleurs décidé pendant le week-end, ils doivent se séparer.
Sauf que…
Le lundi matin, ils se retrouvent propulsés dans le corps de l’autre. La surprise passée, une exploration intime sans précédent commence pour lui en elle et elle en lui.
Vous allez me dire, le concept n’est pas très original et les films exécrables de ce genre-là se sont succédés au cinéma. Là où réside, à mon avis, le génie de l’auteur, est qu’il ne tombe pas dans des clichés désuets du genre mais nous entraîne dans une profonde exploration de la découverte de l’autre, avec ses qualités et ses défauts. Que celui ou celle qui n’a jamais prononcé une phrase telle que « J’aimerai bien t’y voir » me jette la première pierre !
L’écriture à la deuxième personne est un véritable casse-tête, un jeu de cache-cache pour deviner qui est qui, comme ce couple qui se cherche.

« Tu as passé l’après-midi à fumer ton cigare à la fenêtre du bureau de ta femme en te demandant lequel de vous deux mourrait si tu sautais et tu voyages de nouveau sous terre, assis dans le métro. Tu as envie de frapper chaque homme qui te regarde mais avec le corps de ta femme ça n’est pas gagné. »

On voit évoluer la situation au fil des pages pour arriver à la dernière page et rester à bout de souffle…
Si vous avez une heure à tuer, régalez-vous avec Régis !

dimanche 14 septembre 2008

Instants magiques à préserver

Trop plein d'émotions à gérer.

Un mot me brûle les lèvres

Consumme mes plus beaux rêves.

Je t'attends...

Le canapé rouge, Michèle Lesbre


Rencontrer un auteur est toujours un moment fort. Dans le cadre de notre café littéraire, nous avons la chance de pouvoir discuter, en petit comité, avec un écrivain qui se prête volontiers à nos milliers de questions sans jamais fatiguer.
Michèle Lesbre fut l’une d’entre eux. Venue présenter son Canapé rouge, elle nous parle de sa façon d’écrire, de son ressenti face à son livre. Mais parlons d’abord du roman.
Présélectionné pour le prix Goncourt 2007, ce roman parle d’amour. Parce qu’elle était sans nouvelles de Gyl, la narratrice part sur ses traces. A bord du Transsibérien elle parcourt la Russie profonde jusqu’au lac Baïkal. A travers ce voyage, nous découvrons la vie d’Anne, chroniqueuse croquant la vie de femmes extraordinaires telle Milena Jesenskà. On apprend également son amitié sincère et forte avec une vieille dame de son immeuble, Clémence Barrot, qui attend ses récits avec impatience sur son immuable canapé rouge.

Le roman se lit très vite et, même si le style de l’auteur est fluide et épuré, il faut vraiment ne jamais avoir lu de roman de sa vie pour ne pas deviner comment le roman va se terminer… Mais voilà… J’ai rencontré Michèle Lesbre.
On pouvait lui reprocher d’utiliser de grosses ficelles, des préjugés… Grande amoureuse des voyages en train, l’auteur a effectivement parcouru ce voyage jusqu’au Baïkal. C’est ce voyage qui fut à l’origine de l’écriture du roman. En écrivant à la première personne, l’auteur a voulu s’impliquer totalement sans parler de soi, pour écrire quelque chose de plus universel.

Le canapé rouge traite de deux voyages : le voyage en train mais aussi le voyage intérieur sur le canapé.

Rencontrer un auteur est toujours un moment fort. Mais, même si c’est très intéressant, ça ne change pas toujours notre opinion sur le roman… C’est mon cas ! Trop rapidement traité, une fin hautement prévisible… A ne pas lire absolument donc…

lundi 1 septembre 2008

Kafka sur le rivage, Haruki Murakami


Ayant déjà lu Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, j'ai décidé de m'attaquer à Kafka sur le rivage présent sur ma PAL depuis bien longtemps...
Prendre un livre d’Haruki Murakami entre ses mains suppose la connaissance de certaines consignes de sécurité :
Dès la première ligne et le premier chapitre vous entrez dans un univers onirique, phantasmé et pourtant solidement ancré dans une certaine réalité
Vous ne pourrez échapper à un syndrome bien connu, celui des LCA (Lecteurs compulsifs anonymes)
Vous aurez les tripes nouées, les ongles rongés et quelques fois les larmes aux yeux jusqu’au dernier mot.

Une fois que ceci est clair, laissez-moi vous contez cela : quelle est le point commun entre un garçon de 15 ans, un vieillard pas très intelligent, une bibliothécaire de 50 ans et un bourreau de chats ?
Chacun est une pièce de puzzle, un fil enchevêtré dans le déroulement de l’action.

Kafka sur le rivage représente une quête symbolique autour de thèmes universels comme la filiation, le destin, l’amour, la mort… Quand la prophétie familiale est trop lourde à porter, il reste la quête de Soi. Tout le monde est à la recherche de sa moitié perdu paraît-il. Avant de la trouver, il faut avant tout se trouver. Cependant, le romancier ne cherche en aucun cas à défendre des idées spirituelles quelconques. Le lecteur bascule avec les personnages dans un univers qui les dépasse, tout doucement, sans même s’en rendre compte, comme une croisière tranquille sur des eaux brumeuses.

Ce livre ne se résume pas, il se vit. Comment expliquer ce sentiment étrange et pénétrant de tristesse, de spleen quand on referme l’ouvrage pour la dernière fois ? Pour terminer, j’emprunte les mots de Zaph qui expriment également mon ressenti :

« Pour paraphraser l’aphorisme qui dit que le silence après Mozart est encore du Mozart, longtemps après avoir refermé un livre de Murakami, cette ambiance étrange et nostalgique si particulière continue à me bercer. Et ces personnages si attachants à m’accompagner comme des ombres. »