Affichage des articles dont le libellé est Auteurs O-P. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Auteurs O-P. Afficher tous les articles

mercredi 9 mars 2011

Scott Pilgrim, Bryan Lee O'Maley

Scott est un jeune garçon de 23 ans qui sort avec une lycéenne de 17 ans... Il est complètement névrosé, dort avec son colocataire gay Wallace et est bassiste dans le groupe des Sex-bob-omb.

Son quotidien est complètement transformé par l'arrivée de Ramona Flowers. Elle emplit ses rêves et bientôt sa réalité... Mais pour pouvoir garder sa Belle il va devoir affronter ses 7 ex petits-amis démoniaques!!!

Scott Pilgrim est un OVNI. Le style n'est ni tout à fait BD, ni tout à fait manga. L'auteur a inventé le "Scott Pilgrim style"! J'aime beaucoup l'esprit complètement décalé et farfelu, et l'histoire est originale.

Je suis cependant moins enthousiaste qu'Hathaway. On verra à la lecture des autres tomes si mon avis évolue!

A noter l'adaptation cinématographique qui, aux dires d'un ami, est vraiment très réussie! Voici le lien vers la Bande Annonce qui est dans l'esprit de l'œuvre originale!

LA BD du mercredi, c'est chez Mango!

samedi 9 octobre 2010

Contes absurdes pour délier la langue, Jacques Pasquet et Lou Beauchesne

Grâce à Babelio et son inépuisable Masse Critique, je découvre sans cesse des petites perles. Aimant beaucoup la littérature de jeunesse, ce titre m'a interpelé et j'ai tout de suite senti le potentiel pédagogique qui s'en dégageait. Je n'ai pas été déçue!

A travers trois contes, Jacques Pasquet raconte des histoires absurdes en rapport avec des expressions ou proverbes bien connus comme '"Qui va à la chasse perd sa place" ou encore "Les murs ont des oreilles". Un cd audio se rajoute aux magnifiques illustrations de Lou Beauchesne.

Je compte bien mener un atelier d'écriture avec mes CM1/CM2 en partant de ces contes, pour s'amuser avec la langue française!

Babelio a relancé une Masse Critique spéciale littérature fantastique. Il reste quelques livres! Profitez-en!


lundi 6 avril 2009

Le soi-disant, Yves Pagès

Dans le cadre du Café littéraire dont je fais partie était invité le romancier et éditeur Yves Pagès. Je ne le connaissais pas du tout et c'est en premier lieu par le biais de son roman que je l'ai découvert.

Romain est un petit garçon parisien qui a "onze ans moins des poussières" en 1973. Comme tous les enfants de son âge, il va au collège. Mais, fait extraordinaire, il assiste à l'explosion de ce même collège, le CES Edouard Pailleron alors qu'il habite dans l'immeuble d'en face. Pire: il voit sa soeur aînée prisonnière des flammes sur le toit de l'établissement.

Parti d'un fait divers réel, sur un ton instinctif à mi chemin entre l'enfant et l'adulte, le romancier nous conte alors les "soi-disant" souvenirs de Romain dans un mode surprenant. On sent que l'enfant demeuré dans l'auteur "prend ses aises", comme il a aimé nous l'expliquer. Ce texte se lit d'un souffle. Nous nous sentons aspirés par un système de mécanisme lié aux pensées de l'enfance. Une idée en chasse une autre, de plus en plus facilement. D'ailleurs, la lecture que nous a offerte l'auteur était extrêmement rythmée!

Romain, à travers ses pensées, passe du coq à l'âne sans jamais perdre le lecteur. Le texte est également truffé de bons jeux de mots. Yves Pagès adore d'ailleurs "faire passer des chameaux dans le chat des aiguilles", expression qui m'a marquée! Parce qu'en réalité, tout passe "en douce" dans ce roman: les sentiments passent tout en douceur, comme s'ils nous frôlaient sans jamais se nommer mais aussi clandestinement à travers les émois du jeune protagoniste.

Le romancier fait aussi voyager le lecteur dans une époque récupérée par l'ouïe et par la vue grâce à de nombreuses références encore une fois "clandestines" au cinéma et à la musique des années 70. Tout est évoqué sans être nommé, sans frustrer le lecteur ni le surcharger de références ennuyeuses.

Si vous ne l'avez pas encore compris, je recommande fortement la lecture de ce roman et je compte bien poursuivre ma découverte de cet auteur!

L'avis d'Hathaway

samedi 28 mars 2009

Parfum de glace, Yôko Ogawa

Que faire lorsque son compagnon se suicide? Voici le point de départ de ce roman plus qu'étrange... Ryoko est une jeune japonaise d'une trentaine d'année confrontée un beau jour à un coup de téléphone fatidique qui lui annonce le suicide de Hiroyuki, créateur de parfum. Je ne dévoile rien du suspens puisqu'il s'agit de l'incipit du roman. La grande question est pourquoi. Pourquoi un homme qui, à priori, n'a rien d'un dépressif met fin à ses jours?

Ryoko va essayer de reconstituer les pièces du puzzle de l'enfance de son amant. Prétexte de l'auteur pour s'attaquer à un sujet beaucoup plus profond: moi et autrui. Tout autour de soi n'est qu'illusion et faux-semblant. Alors qu'elle vivait avec cet homme depuis un an, elle ne le découvre qu'après sa mort. En refoulant le chemin de son enfance, Ryoko apprend les différentes facettes de son défunt compagnon: tour à tour nez, mathématicien de génie, aide pour les enfants aveugles et patineur artistique de haut vol, il apparaît en filigrane, aussi léger et évanescent que "Source de mémoire", fragrance créee pour Ryoko.

Plusieurs sentiments se mêlent à la lecture de ce Parfum de glace. Tout d'abord le lecteur est dérouté. Il est comme enveloppé dans un nuage d'encens qui trouble la perception de la réalité. Ryoko est en train de faire son deuil en partant en pélerinage sur les traces de son amour perdu et tout se brouille sans pour autant laisser le lecteur de côté. Car, finalement, le plus important n'est pas de savoir pourquoi Hiroyuki s'est suicidé (d'ailleurs on ne connaît toujours pas la raison lorsque l'on referme le roman) mais de (res) sentir. A pas feutrés, Yôko Ogawa nous accompagne dans le domaine de l'intime et de l'impalpable, là où seule la magie poétique peut fonctionner.

Lire aussi l'avis d'Hathaway et celui de Loutarwen qui m'a donné envie de lire ce roman!


dimanche 28 décembre 2008

La huitième couleur, Terry Pratchett

Il était une fois le Disque-Monde, un monde complètement loufoque porté par quatre éléphant eux-même juchés sur une tortue, la grande A'Tuin. Le Disque-Monde est un disque donc, dont on peut basculer si on se retrouve au Bord.

La Huitième couleur est le premier tome des annales du Disque-Monde où nous faisons la connaissance du pseudo mage Rincevent qui n'a jamais réussi à prononcer un seul sort depuis qu'une des formules magiques interdites fit irruption dans son cerveau. Il se met à accompagner DeuxFleurs, citoyen agatéen venu faire du tourisme à Ankh-Morpork, la ville où regorge le plus de bandits sur tout le Disque-Monde. Nos deux accolytes, accompagné de l'excellent bagage de DeuxFleurs vont vivre des aventures qui vont plonger le lecteur dans différentes parties de cet univers : visite d'un temple de magie noire, du pays des dragons, du Royaume de Krull au Bord pour finir dans l'espace...

C'est grâce à deux amis que je suis allée acheter le premier tome de cette saga et je les remercie au plus haut point! Je me suis régalée du début à la fin. Terry Pratchett a un extraordinaire pouvoir: celui de captiver son lecteur et de le faire mourir de rire! 34 tomes (enf VF) sont parus actuellement. Voilà d'excellents moments de lecture en perspective!!!

mardi 26 août 2008

Le Capitaine Alatriste, Arturo Perez-Reverte

Comment avoir envie de relire un roman ? En l'offrant évidemment ! Quand j'ai choisi les aventures du capitaine Alatriste pour Praline, j'ai eu l'irrestistible envie de me replonger dans l'Espagne de Philippe IV, roi d'un pays corrompu.

Alatriste est un ancien soldat de la garde royale. Il s'est fait un nom en combattant avec bravoure. Mais maintenant que la guerre est terminée, il faut bien gagner sa vie... Le voilà "tueur à gage", embarqué dans une histoire qui le dépasse. Le juge inquisiteur Emilio Bocanegra lui propose un travail qu'il n'est pas prêt d'oublier.

Tous les ingrédients d'une bonne série de cape et épée sont réunis dans ce roman : de l'action, la description d'une époque où il faisait bon croiser le fer, du suspens... Bref tout ce qu'il faut pour les amateurs de Cape et d'épée!

Le site web de la série de roman est très bien fait ! A noter que l'adaptation ciné avec le beau Viggo Mortensen est un condensé des 5 tomes de la série!

mercredi 18 juin 2008

Half Moon Street, Anne Perry



Voilà un long moment que j’avais envie de lire cette auteure. Sa bibliographie est assez impressionnante ! Half moon street est le vingtième ouvrage de la série « Charlotte et Thomas Pitt ».
Cette série a pour cadre le Londres des années 1880 et 1890. Les titres présentent la particularité d'indiquer la localisation géographique précise du (ou des) meurtre(s).
Derbert Cathcart est un photographe célèbre. Il est retrouvé mort à bord d’une barque, menottes aux poignets et portant une robe verte (à la manière de la dame de Shalott ou d’Ophélie se noyant du peintre Millais). De quoi intriguer le Londres bourgeois des années victoriennes.

Nous voici aux côtés de Thomas Pitt, inspecteur de son état, en train de mener l’enquête sur cet étrange meurtre. Sa femme Charlotte, en voyage à Paris, le laisse seul pendant la durée du roman. Le spleen de l’inspecteur, en filigrane, pèse beaucoup sur l’atmosphère du roman.

Mais très vite, nous sommes confrontés à une intrigue sous-jacente, qui deviendra complémentaire de la première. Caroline, la belle-mère de Thomas, est mariée à un comédien plus jeune qu’elle, Joshua. L’auteure en profite pour nous dépeindre les mutations engendrées par le théâtre victorien et l’envie de révolte qui sonne le glas d’une génération trop conservatrice. Nous avons d’ailleurs droit à une rencontre avec Oscar Wilde et sa verve :

« Vous n’avez pas besoin de connaître personnellement un artiste pour deviner son âme : si vous ne la trouvez pas dans son œuvre, c’est qu’il triche avec vous, ou pire, qu’il triche avec lui-même. »

Autre plongée dans la psyché, l’histoire de Mariah Ellison, la veuve du grand-père de Charlotte. Cette dernière est confrontée à un conflit intérieur entre la honte de son passé (qui nous semble dérisoire à nous, Hommes du XXIème siècle) et son besoin de confession.

Pour finir, l’enquête en elle-même n’est pas digne d’un Dennis Lehane pour ne citer que lui. Mais ce n’est pas le cœur du roman. Thomas Pitt essaie plus de résoudre la question du « pourquoi » plutôt que la question du « qui », que l’on devine rapidement. D’ailleurs, le meurtre est élucidé dans les deux dernières pages sans que ça nous gêne outre mesure. Parce que finalement, ce qu’il faut retenir du roman, c’est l’atmosphère victorienne, les différentes réflexions très contemporaines malgré la réalité historique présentée.

Anne Perry offre un roman très bien construit, pour les amoureux du genre historico-policier.

samedi 12 avril 2008

Chagrin d'école, Daniel Pennac


Le titre est révélateur du contenu. Daniel Pennac nous raconte ses déboires d'ancien cancre (si si). Soyons clair dès le départ : il s'agit évidemment de nous faire partager sa vision sur l'école des deux côtés. Avec les yeux du cancre d'abord, ses yeux d'enfants puis avec ses yeux de professeur.Si on essayait de dégager un genre dominant dans ce livre, il tiendrait plus de l'essai que du roman.

En refermant le livre, plusieurs questions s'offrent à moi : ai-je aimé parce que je suis moi-même enseignante? Il parle plus souvent du secondaire que du primaire et pourtant, nous avons tous les mêmes préoccupations : la réussite de nos élèves. Il est très important ce possessif, gage de reconnaissance, d'amour même envers nos "petits". De nombreux passages m'ont fait sourire, ont fait écho à ma vie quotidienne : ces élèves "friandises" comme il les appelle, élèves brillants avec lesquels s'installent une connivence mais aussi ces élèves en difficulté qui ne veulent souvent qu'un peu de considération.

Comment faire pour aider ses cancres, ces cabossés de l'école? Daniel Pennac ,cancre, converse avec Daniel Pennac, professeur.

« […] - C'est pas ce qui manque , les méthodes, il n'y a même que ça, des méthodes! Vous passez votre temps à vous réfugier dans les méthodes, alors qu'au fond de vous vous savez très bien que la méthode ne suffit pas. Il lui manque quelquechose.
- Qu'est-ce qui lui manque?
- Je ne peux pas le dire
- Pourquoi?
- C'est un gros mot.
- Pire qu'"empathie" ?
- Sans comparaison. Un mot que tu ne peux absolument pas prononcer dans une école, un lycée, une fac ou tout ce qui lui ressemble.
- A savoir ?
- Non, vraiment, je ne peux pas…
- Allez, vas-y !
- Je ne peux pas, je te dis ! Si tu sors ce mot en parlant d’instruction, tu te fais lyncher.
- …
- …
- …
- L’amour. »

Attention : le livre n’est pas empathique justement. Il ne fait pas l’éloge d’arguments mielleux du style « avec l’amour, vos élèves seront tous brillants ». Daniel Pennac nous offre une critique objective de l’univers scolaire du fait de sa double « casquette » cancre/professeur.
Je serai curieuse d’avoir des avis de personnes non enseignantes, pour me rendre compte de la portée de « Chagrin d’école ».

Il faut dire que j’ai toujours aimé Daniel Pennac grâce à ma prof de français de 3ème, grand bien lui fasse : nous lisant l’incipit de « La fée carabine », elle m’inocula la passion de la littérature… Car, comme le dit Mr Pennac himself :
« Il suffit d’un professeur – un seul – pour nous sauver de nous-même et nous faire oublier tous les autres. »


Merci Monsieur Pennac.
Merci Madame Laine.

samedi 25 août 2007

Parce qu'il y a aussi Jamie dans la vie!


Laissez-moi vous présenter un de mes chouchous. Cet homme est for-mi-da-ble. Il s'appelle Jamie Oliver, il a 32 ans, il est anglais et c'est le meilleur chef cuisinier de tous les temps. C'est encore grâce à ma Lolo que j'ai fait cette découverte.

Son nouveau livre "Cook" est sorti mercredi et je me suis évidemment empressée de l'acquérir. Il n'y a pas que moi d'ailleurs, Lolo n'en a fait qu'une bouchée comme le montre la photo!!! Il n'y a plus qu'à se retrousser les manches!!!

lundi 20 août 2007

Les chevaliers du subjonctif , Erik Orsenna

Résumé: Thomas et sa soeur Jeanne, héros de La grammaire est une chanson douce, coulent une vie paisible sur l'Archipel des mots. Pas si paisible que ça puisque Jeanne, armée de sa curiosité légendaire, veut savoir ce qu'est l'amour.
Elle sera aidé dans sa quête par des personnages du livre précédent tels la Nommeuse ou bien Mr Henri. C'est alors qu'elle découvre l'île des Subjonctifs, l'île de tous les possibles, que l'empereur à vie Nécrole veut voir disparaître...

Mon avis: Comment pouvoir passer du génie de "La grammaire est une chanson douce" au n'importe quoi des "Chevaliers du subjonctif" ? Je ne dis pas que ce dernier ne vaut pas le coup d'oeil mais on ne peut pas l'aimer si on aimé son prédécesseur. On est heureux de retrouver Jeanne et Thomas et l'environnement mais l'intrigue perd de sa valeur. On ne voit pas trop où l'auteur veut en venir et le récit s'en trouve décousu. J'ai été surprise d'arriver à la dernière page tant le dénouement n'en est pas un. Il y a cependant un passage qui m'a beaucoup plus mais qui ne rachète en rien mon désarroi lorsque j'ai posé le livre. Une déception donc.

"- Alors le monde est une immense bibliothèque?
- Je crois que c'est ce qu'il a voulu dire.
- Il dit n'importe quoi.Nous sommes entourés d'endroits sans livres: la mer, le ciel, la montagne.
- Et tu crois qu'il ne faut pas aprendre à lire la mer, quand on veut naviguer?A lire la montagne, si on ne veut pas être enseveli par une avalanche ? A lire le ciel quand on vole en planeur?"

Voir l'avis de Leeloo qui a été un peu moins déçue que moi!