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mercredi 16 février 2011

Ka, Lisa Bresner et Chen

Chen Jiang Hong et Lisa Bresner sont deux auteurs que je connais bien. Ils travaillent pour la littérature de jeunesse et ont déjà réalisé de nombreuses collaborations.
Lisa Bresner est spécialiste de la culture nippone et a écrit de nombreux contes pour enfants, essayant d'ouvrir nos têtes françaises à une autre culture nippone que celle des manga.

Chen Jiang Hong est un auteur/illustrateur phare de L'Ecole des Loisirs, célèbre maison d'édition jeunesse. J'ai pratiquement toute sa bibliographie dans ma bibliothèque d'école, tellement j'aime son coup de pinceau et sa merveilleuse façon de raconter des histoires.

Invité au salon de littérature jeunesse de Saint Paul Trois Châteaux, j'ai eu la chance de pouvoir rencontrer mon illustrateur jeunesse fétiche!


J'ai eu droit à deux dédicaces! Une pour ma classe et une pour moi sur la BD Ka justement. La voici:
Mais quel est le propos de cette BD? Ils s'agit d'une bande dessinée pour adulte, bien loin de l'univers merveilleux et habituel de Chen: Shanghai, 1920. La guerre fait rage entre les chinois et les japonais pour mettre la main sur le sabre du clan Takeda, véritable symbole de la force guerrière des samouraïs et arme secrète qui doit sceller l'invasion japonaise en Chine. Ka, mère et guerrière redoutable, est au centre de ces intérêts. Son destin est noué à celui de l'arme.

Chen nous offre des illustrations d'une beauté folle, alliant le noir profond au rouge sang. Elles sont totalement au service de l'histoire et transmettent beaucoup d'émotions.
Cependant, le scénario est un peu confus. Les sauts dans les différentes époques m'ont un peu perdu en cours de route. J'ai dû revenir en arrière un certain nombre de fois pour tout comprendre. Un défaut qui ne m'a pas empêché d'apprécier grandement cette énième collaboration entre deux artistes de grand talent!


La BD du mercredi, c'est chez Mango!

mercredi 26 janvier 2011

Francis sauve le monde, Claire et Jake

Francis est un blaireau farceur. Tout commence quand il se promène dans la campagne. Dans cet opus, Francis essaie par tous les moyens qu'il a en sa possession de changer le cours du monde en influant sur le climat, la politique mondiale même au détriment de son entourage et de sa vie privée. Mais Francis a le sens du sacrifice!

Il s'agit d'une petite BD hilarante! Tout se passe en 6 cases. La première commence toujours par "Francis se promène dans la campagne" et se termine le plus souvent en catastrophe! La brièveté des histoires donne du punch au recueil. Certains sketches sont plus drôles que d'autres, mais l'ensemble est vraiment plus que positif! J'ai passé un excellent moment avec Francis, même s'il fut trop bref!

Il y a déjà 5 tomes parus! Pénélope Bagieu en a fait un bel éloge ici!

Merci à Tonio pour m'avoir offert cette BD!

La BD du mercredi, c'est chez Mango!

samedi 11 décembre 2010

Le bal des louves tome 2, Mireille Calmel

J'ai commencé le tome 2 de ce roman dès la fin du premier tant celui-ci m'avait plu! Et je n'ai pas du tout été déçue! J'ai aimé me replonger dans cette ambiance moyenâgeuse. Surtout que l'on voit une nouvelle facette de cette époque tourmentée. Après les dédales des ruelles parisiennes et l'immensité des forêts d'Auvergne, nous voici plongés dans la cour de François 1er! En effet, Marie, fille de Loraline et petite fille d'Isabeau a été remarqué par le roi en personne pour servir (en secret) les intérêts des protestants. On rencontre donc le roi mais aussi sa sœur, sa femme, sa favorite et les terribles complots de Catherine de Médicis!

Mireille Calmel a su allier l'épopée mondaine de la Cour de François 1er tout en conservant la sensibilité des personnages principaux, leur authenticité. Le lecteur suit toujours les pérégrinations des descendantes des louves, dans leur lutte pour la survie, dans leur recherche de l'amour et de la liberté. Un roman dont je garde une profonde émotion... et qui fait écho à de nombreuses choses...

Je ne tarderai pas à ouvrir d'autres romans de Mireille Calmel, surtout s'ils sont tous aussi passionnants!

Pour lire le billet sur le tome 1, c'est ici!

mercredi 10 novembre 2010

Le bal des louves, Mireille Calmel

"À toutes les femmes battues, violées et humiliées, de tous temps et de tous lieux. À celles pour qui la différence autant que la vie sont un fardeau.
À celles qui rêvent de justice, de liberté et d'amour.
À celles et ceux, enfin, qui se battent pour que jamais l'espoir ne meure.
"

Voilà l'hymne clamé haut et fort par Mireille Calmel.

En 1500, au pied du château de Montguerlhe, un cadavre mutilé par les loups est retrouvé. Ces derniers ne semblent s'en prendre qu'aux hommes d'Eglise et seulement les soirs de pleine lune.

François de Chazeron est le seigneur de ces terres envahis par les loups. Il se rend dans son royaume à la recherche d'indices et tombe, malheureusement, sur la jeune Isabeau qui doit se marier le mois suivant. Tombé sous le charme de la belle jeune femme, il demande à exercer son droit de cuissage avant le mariage. Mais Isabeau se rebelle, son mari est tué et pendu devant elle, elle-même se fait violer, torturer et marquer au fer rouge par son maître, avant d'être jeté en pâture aux loups. Tous la croit morte. En vérité, elle prépare sa vengeance en secret, aidée de ses fidèles alliés, les loups...

Cela faisait longtemps que plusieurs livres de Mireille Calmel m'attendaient dans ma bibliothèque. J'ai ouvert "Le bal des louves" le premier jour de mes vacances pour ne plus le lâcher jusqu'à la fin. Les romans historiques sont vraiment des livres que j'adore! En particulier ceux qui se passent au Moyen-Age. Ma passion a été comblée! L'ambiance du roman sent la vieille pierre mouillée des souterrains de Montguerlhe, les forêts humides de Thiers, les bougies des châteaux-forts...

L'histoire est également très forte et Isabeau n'est vraiment présente que dans la première partie du roman. On suit surtout sa soeur Albérie à l'intérieur du château, l'ambition de François de Chazeron pour trouver la pierre philosophale, la liaison adultérine entre le prévôt et la femme de François, la romance entre la fille d'Isabeau et un médecin... Bref, un enchevêtrement de personnages et d'événements qui se retrouvent à la fin du roman. Mais il ne s'agit pas d'un vrai dénouement puisque j'ai déjà commencé la lecture du tome 2!

Un excellent moment de lecture avec une ambiance, une écriture, des personnages bien trempés et du suspens! Que demander de plus?!

Le site de Mireille Calmel, que j'ai eu la chance de rencontrer au salon du livre de Sablet en 2007 et qui m'avait dédicacé mes romans!

mercredi 20 octobre 2010

La BD du mercredi


Bienvenue à Zombillénium, parc d'attraction de la banlieue de Valenciennes. Particularité: chaque employé est un vrai monstre!
Problème: un certain Aurélien....

Quelle chance y a-t-il d'aller braquer le bar du coin et de se retrouver vampire et vendeur de barbe à papa dans un parc d'attraction tenu par des monstres? Très mince bien sûr... Et pourtant, Aurélien cumule! C'est ce qu'on appelle la loose intégrale!

Cette BD avait tout pour me plaire: une histoire très intéressante et originale, des personnages haut en couleur, des répliques cinglantes et très drôles... Et ça a fonctionné! J'ai adoré l'ambiance qui se dégage à la lecture! Et que dire des graphismes? Parce qu'il s'agit réellement de graphismes! Tout a été fait par ordinateur et le résultat est étonnant! Certains diront que ça donne un côté impersonnel et froid mais pour ma part, je suis assez impressionnée par la technique et le savoir-faire nécessaires à un projet d'une telle envergure!

J'ai hâte de lire la suite, et encore une fois, c'est Tonio qui m'a prêté cette jolie découverte! Tu vas devenir le fournisseur officiel de ma BD du mercredi!

Pour aller se balader à Zombilland, c'est par ici! Pour aller voir les autres billets sur le site de Mango, c'est par !


vendredi 14 août 2009

La tulipe noire, Alexandre Dumas

Qu'est-ce qu'un horizon d'attente? En littérature il s'agit de tout l'implicite contenu dans la première de couverture, la quatrième de couverture, le titre de l'œuvre et, pourquoi pas, des références extérieures.
Exemple: La tulipe noire. A priori, on peut croire qu'il s'agit d'une histoire de tulipe. Et voilà. C'est ça. L'histoire d'une tulipe... noire de surcroit. Bon.

Le problème est que mon horizon d'attente a été troublé par un certain dessin animé intitulé "La tulipe noire". Mais si, souvenez-vous! Une jeune justicière blonde habillée de noir qui faisait la justice sous le Paris révolutionnaire! Alors en ouvrant le roman, je pensais retrouver une bonne histoire de cape et d'épée dont Alexandre a le secret. Alors quand le romancier pose ses personnages de Corneille et Jean de Witt, alors garants de la république hollandaise qui se font sauvagement assassiner par la foule en délire partisane de Guillaume d'Orange, je me frotte les mains. J'attends l'arrivée de gentilhommes gantés, épée à la ceinture. Et puis non. Horizon d'attente complètement fourvoyé! Chouette!

Après la déception, la découverte. Il faut vraiment s'appeler Alexandre Dumas ( mon deuxième écrivain préféré après le grand Victor (ils partagent d'ailleurs le même caveau au Panthéon) pour captiver son lecteur avec une histoire de tulipe!

Cornelius de Witt, filleul du Corneille assassiné par la foule est un horticulteur en général et un tulipomane en particulier. Il ne se préoccupe nullement de la politique. C'est pourquoi son parrain lui confie, avant sa mort, un document de la plus haute importance. Cornelius n'a qu'une idée en tête : faire fleurir une tulipe noire sans tâche que le Comité horticole de la ville de Harlem fixe à cent mille florins. Son projet sera contrarié à cause d'une accusation de complot mais aussi à cause de son envieux voisin qui fera tout pour lui voler sa précieuse tulipe. Mais l'espoir renaîtra grâce à la belle Rosa.

Il s'agit vraiment d'un roman très intéressant où se trouvent tous les enjeux romanesques : un héros naïf et beaucoup trop gentil, un méchant bien vicieux usant de déguisement, une belle histoire d'amour avec un fond d'enjeu politique et surtout, la plume d'Alexandre Dumas.

Quand on ne peut plus lâcher un livre avant la fin, le pari est gagné! Finalement, j'aime quand l'horizon d'attente est bousculé!

samedi 27 juin 2009

Les tout-petits loups, Olivier Caillard, Antonin Louchard

Êtes-vous partant pour un voyage haut en couleur en compagnie de ces Tout-petits loups? Ils sont à croquer! Ce Tout-petit livre offre 7 chansons faisant le bonheur des petits comme des grands. 30 enfants chantent ces textes pleins d'humour illustrés par Antonin Louchard qui font partie de mes "classiques".

Ma préférée: Mamadou, Casimir et Tintin!

Merci aux éditions Enfance et Musique pour l'envoi de ce petit bijou qui trouvera une bonne place dans mes classes futures et à Babelio pour cette opération Masse critique qui est toujours un succès!


dimanche 26 avril 2009

Confessions d'un barjo, Philip K. Dick

Sommes-nous tous barjos ? Ou le seuls les américains ont le privilège de l'être ? Jack prend la parole dans le premier chapitre pour raconter sommairement son enfance dans une ville de Californie avec sa sœur Fay. Mais le lecteur comprend rapidement que ce n'est là que le point de départ et que cet incipit n'est là que pour faire son travail, c'est-à-dire planter le décor.

Chaque chapitre est pris en charge par un protagoniste différent, ce qui nous fait 4 points de vue dans tout le roman. Jack (est-ce lui le barjo?) qui croit aux extra-terrestres, n'a pas de vie sociale ni de travail, squatte à droite et à gauche jusqu'à ce que Fay (est-ce elle la folle?) aille le chercher pour l'emmener chez elle à la campagne. Son mari Charley (lui peut-être?) a du mal à la supporter et le lui fait savoir de façon plus ou moins violente jusqu'à ce qu'un arrêt cardiaque l'envoie à l'hôpital de San Francisco. C'est alors que Nathan (lui?) se rapproche dangereusement de Fay au point de....

Finalement, tout ça n'a pas beaucoup d'importance. Tous ces barjos ces gens-là, à leur manière. Et Philip K .Dick l'a merveilleusement retranscrit! En prenant appui sur une famille américaine moyenne dans les années 50 vivant à la campagne, ce n'est pas la société que l'auteur égratigne mais plutôt la dureté des relations humaines. Là où le dialogue est absent, la violence prend place. Le fait de donner la parole aux quatre personnages à tour de rôle est intéressant dans la mesure où chaque personnage contredit plus ou moins la parole précédente! Et on se laisse réellement embobiner par tous ces barjos sans pouvoir les lâcher. J'avais un peu d'appréhension en commençant le roman (encore mes préjugés bidons sur la littérature américaine sans doute) qui s'est bien vite estompée au fur et à mesure! Une belle découverte donc!

A lire, l'avis d'Hathaway, et celui de ma copine Lhisbei chez les Chats


jeudi 5 mars 2009

La maison sur le rivage, Daphné du Maurier

Pour notre plus grans plaisir, Daphné du Maurier est notre Aristochat jusqu'au 31 mars. N'ayant jamais rien lu d'elle, je me suis procuré ce roman à ma bibliothèque.

Richard est en vacances dans les Cornouailles dans la maison prêtée par son ami Magnus. Sauf qu'il ne s'agit pas de vacances ordinaires : Magnus est un savant réputé faisant toute sorte d'expériences. Sa dernière lubie consiste à étudier les méandres du cerveau sous une drogue dont il est le créateur.
Il demande à son meilleur ami, Richard, de devenir son cobaye et d'effectuer des "voyages" afin qu'il puisse ensuite étudier ses différentes réactions.

Richard, en bon ami un peu docile, accepte d'effectuer ces voyages. C'est alors qu'il se retrouve le double fantomatique de Roger, intendant de la province de Cornouailles au ..... XIVème siècle! Comme dans un film, Richard assiste aux événements sans pouvoir y prendre part et devient de plus en plus accroc à ces virées historiques. Il ne pense pas aux conséquences que cela peut avoir... En effet, son inconscient prend complètement le pas sur sa conscience et il peut parcourir de nombreux kilomètres sous influence de la drogue sans s'en rendre compte dans le monde réel.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman qui, je me rends compte, est très difficile à résumer. Daphné du Maurier nous transporte dans le quotidien de cet homme sain d'esprit au départ et qui sombre peu à peu dans l'accoutumance et dans la folie douce. Il ne vit plus que pour ces personnages morts il y a des siècles, et quand sa femme arrive avec ses enfants, tout se complique... J'ai nettement préféré les chapitres consacrés aux sauts dans le temps: une précision historique et topographique indiscutable, une écriture qui glisse à travers le temps et l'espace.

Même si j'aurais préféré une fin un peu plus alambiquée, j'ai passé un très agréable moment en compagnie de Mlle du Maurier et de ses personnages surgis du passé!

samedi 31 janvier 2009

Une éducation libertine, Jean-Baptiste Del Amo

Gaspard est un jeune breton débarquant dans la capitale en quête d'aventure et de considération, ce qu'il n'avait pas chez ses paysans de parents.
Le roman commence par une longue (trop?) description de Paris à cette époque. Ça aurait vraiment pu être intéressant mais j'ai l'impression que l'auteur a voulu trop bien faire. Oui le lecteur a compris que Paris était une ville puante à cette époque, que la sueur côtoyaient les excréments et la pourriture. Il l'avait compris au bout de trois pages alors pourquoi insister lourdement pendant 50 pages?

Ensuite, le livre m'attirait par son titre et sa quatrième de couverture qui promettaient un parcours initiatique, une ascension dans les milieux non-autorisés du XVIII° siècle et là aussi: quelle déception! Mais je sais pourquoi... Quelquechose me titillait au fur et à mesure que j'avançais dans ma lecture et je n'ai pu m'empêcher de penser au "Parfum" de Patrick Sünskind que j'avais adoré! Mais un sous-Sünskind. Là où l'auteur allemand avait su recréer une ambiance certes nauséabonde mais crédible et délicate, Del Amo n'arrive qu'à lasser son lecteur.

Parlons maintenant du "parcours initiatique" promis : Gaspard commence par trouver un emploi des bas-fonds: plonger dans la Seine. Mais le plus invraisemblable est qu'il arrive ensuite à devenir garçon perruquier, emploi bourgeois au service de l'Aristocratie qui nécessitait des recommandations. Bon admettons...
Mais voilà que notre garçon porcher de Quimper réfléchit beaucoup et sait lire... comme par magie. Trop c'est trop!
La relation qu'il entretiendra avec son mentor n'est pas digne du titre de libertinage tant elle est traitée superficiellement.

Peut-être suis-je trop exigeante. J'en attendais beaucoup de ce jeune auteur et je suis déçue. Espérons que ses prochains romans seront plus intéressants que celui-ci...

Merci tout de même à Babelio et à Gallimard pour l'envoi de ce roman (que j'avais très envie de lire) dans le cadre de l'opération masse critique !

lundi 12 janvier 2009

Jonathan Strange et Mr Norrell, Susanna Clarke

Quand deux LCA se retrouvent avec un bon d'achat de 50€ à Cultu** pour l'anniversaire de l'une d'entre elle qu'achètent-elles? (Réponse évidente!)
Ce livre fait partie de ces achats concertés qu'on est sûr de ne pas regretter.

Nous sommes au tout début du XIX° siècle en Angleterre. La magie fait beaucoup parler d'elle mais n'est plus pratiquée. Enfin c'est ce que croyaient les gentlemen de la Société d'York, spécialistes en débats animés sur l'Histoire de la magie. Mais le jeune John Segundus apparaît et se met en tête de retrouver le seul homme qui pratique encore la magie en Angleterre: Gilbert Norrell.

John Segundus s'efface ensuite pour laisser la place à Norrell et son désir de replacer la magie au centre de l'Angleterre. Parce qu'il faut rappeler au lecteur que la magie n'existait plus depuis la disparition du Roi Corbeau, enfant d'homme élevé par les fées qui la fonda.

J'essaie en vain de résumer ce roman. Il est d'une telle densité, d'une telle profondeur que je ne peux lui faire cet affront. La magie a complètement opéré sur moi étant donné que j'ai dévoré ce pavé de 800 pages. Le grimoire (car on peut le rebaptiser ainsi) est divisé en 3 parties : Norrell / Jonathan Strange / John Uksglass. Le maître / l'élève / le fondateur.
Le maître et l'élève vont s'aimer, se rejoindre, se déchirer, ne plus se quitter. Leur complicité est tellement grande que même lorsque la haine semble avoir tout détruit, on sait qu'ils finiront par se retrouver.
Jonathan Strange et Mr Norrell n'est pas un livre dont on sort indemne. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai rêvé de l'homme aux cheveux comme du duvet de chardon, où j'ai frissonné en essayant de traverser les miroirs avec Jonathan Strange, où j'ai eu envie de lui crier la vérité sur ce qui se passait juste en face de lui et qu'il ne voyait pas.

Je salue l'immense talent et travail de Susanne Clarke. Elle a su créer un univers et une Histoire à son histoire. Toutes les notes de bas de page renvoie à des romans écrits par des magiciens, à des anecdotes sur les légendes du roi Corbeau, tout cela monté de toute pièce évidemment. Mais on y croit tellement! Tellement qu'on aimerait pouvoir prendre la main de Jonathan et vivre dans cette Angleterre qui transpire la magie par tous ses pores!

Vous l'aurez compris, je suis Strangiste... J'ai choisi mon camp et ce malgré les protestations de Hathaway :)
J'aime sa passion quand il exerce la magie, j'aime son entêtement quand les choses lui résistent et son attachement pour son vieux maître bougon quoi qu'il puisse en dire.

Parce que finalement, dans un coin de ma tête existe cette Angleterre avec ces personnages. Ils ne resteront pas figés sur le papier mais sont déjà en train de vivre de grandes aventures métaphysiques dans la bibliothèque d'Hurfew et ailleurs.


Si vous voulez l'avis de Stange et de Norrell sur le roman, allez faire un tour sur leur site officiel.

Et évidemment, l'avis d'Hathaway est ici!

jeudi 1 janvier 2009

La dame en blanc, Wilkie Collins


Le roman historique est mon genre littéraire de prédilection! Je ne compte plus leur nombre dans ma PAL! Alors quand j'ai découvert que le livre à choisir dans le cadre du Blogoclub pour janvier était ce thème j'ai sauté de joie. Surtout que je ne connaissais pas du tout celui qui avait été choisi: La dame en blanc.

Walter Hartright est un professeur de dessin engagé par Mr Fairlie pour donner des leçons à sa pupille et à sa nièce. La propriété de Mr Fairlie se trouve à la campagne et implique donc un changement d'air au professeur londonien. Profitant de sa dernière soirée, il fait une ballade au clair de lune (quelle idée aussi...) et croise la route d'une mystérieuse femme tout de blanc vêtue marmonnant des propos incohérents avant de disparaître dans la nuit. Lorsqu'il se rend chez les Fairlie, cette mystériese apparition refait surface d'une manière inattendue...

Ce roman m'a beaucoup fait penser à Une adoration de Nancy Huston par la façon qu'a l'auteur de rapporter les faits par des personnages différents. En effet, l'intrigue en elle-même est toujours menée par des points de vue différents si bien qu'on se laisse emporter par ce tourbillon romanesque. Cependant on comprend rapidement où l'auteur veut en venir, seul bémol de ce très bon roman historique!

jeudi 1 mai 2008

Pauline, Alexandre Dumas

Victor Hugo disait de son ami: " Le nom d'Alexandre Dumas est plus que français, il est européen; il est plus qu'européen, il est universel. Son théâtre a été affiché dans le monde entier; ses romans ont été traduits dans toutes les langues. Alexandre Dumas est un de ces hommes qu'on peut appeler les semeurs de civilisation"
What else?
Je n'en suis pas à mon premier Dumas, j'apprécie énormément cet auteur. Je n'avais pas encore lu Pauline, voilà qui est fait!
Pauline est une jeune fille de la haute société française. Elle s'éprend du Comte Horace et a droit à de belles épousailles. Mais voilà, tout n'est pas si simple, sinon quel intérêt d'écrire un roman (n'est-ce pas Madame de LaFayette?!).
Le plus intéressant n'est pas forcément l'histoire en elle-même (on découvre rapidement le fin mot de l'intrigue) mais son agencement. En effet, Alexandre Dumas démarre himself la narration du roman. Il rencontre son ami Alfred de Nerval en charmante compagnie, une certaine Pauline.
On découvre l'histoire de Pauline à travers le récit qu'elle en fait à Alfred, qui la raconte à son tour à Alexandre Dumas. Le récit, circulaire, est extrêmement bien mené.
Le XIXème siècle est décidemment mon siècle préféré! Je me suis délectée avec la langue cristalline employée. Même si Pauline est un peu "gnan-gnan" comme le dit Lisa, ça ne m'a pas choquée outre mesure. Les personnages sont bien sentis, romantiques à souhait et m'ont emportée.
Encore une très bonne lecture pour le Club!
Pour voir les autres avis des membres du club, rendez-vous sur le site de Lisa!

vendredi 15 février 2008

Contravention, Stéfan Coïc

Résumé: Adermatt Mac Dermott est en vacances avec sa petite amie, Gladys lorsque celle-ci l'abandonne sur le bord d'une route déserte pour une histoire de pipi... Les événements s'enchaînent de plus en plus vite : il découvre l'existence d'un frère cadet et sa curieuse manie de donner des contraventions pour communiquer ses sentiments.

Mon avis : +++
Quelle fraîcheur dans l'écriture, dans le ton employé, dans l'intrigue... Un vrai coup de coeur. On suit avec ravissement les aventures d'Adermatt, Bristol et Bimbo.
Un seul petit hic : on se perd quelquefois dans les dialogues et les envolées métaphysiques mais cela n'empêche pas de passer un excellent moment!

dimanche 9 décembre 2007

Indalecio, Bernard Collet


Résumé : Indalecio naît en Algérie au début du siècle dernier. Une Algérie sous département français. Il a des idées idéalistes, des idées anarchistes. Il décide alors de partir pour Paris afin de mener ses idéaux à bien. Il fréquente des milieux transversaux, des voyous comme la bande à Bonot sans tomber pour autant dans le terrorisme. Et sa vie bascule le jour où il est accusé de meurtre...

Mon avis: ++
Indalecio était le grand oncle de l'auteur Bernard Collet. Cette histoire vraie est touchante au possible. Le style saccadé de l'auteur est surprenant au début mais nous emmène dans l'enchevêtrement d'une vie de folie entre politique et bagne. J'ai lu ce livre dans le cadre du salon littéraire de Bollène où l'auteur était invité. Quel bonheur de partager sa lecture avec l'écrivain, de comprendre mieux la genèse d'une oeuvre!