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lundi 22 décembre 2008

Cet amour-là, Yann Andréa

L'auteur rencontre Marguerite Duras alors qu'il est encore étudiant. Il la rencontre d'abord dans ses livres: "Les petits chevaux de Tarquinia" est un coup de foudre littéraire pour lui. Il dévore ensuite les différents livres dont "India song". C'est à la suite de cette lecture qu'il se décide à écrire des lettres à son idole. Des lettres sages tout d'abord qui deviendront de plus en plus consumées par une grande passion. Cependant, ses lettres restent sans réponse... Jusqu'au jour où il se rend à Trouville, où il sait qu'elle se trouve pour la rencontrer. S'en suivront seize années de vie commune, jusqu'à la mort de Duras, entre coups de coeur et coup de gueule.

Comment vous dire? Je n'ai absolument pas accroché à ce livre. Je l'ai entamé il y a au moins six mois et, je l'avoue, je n'ai pas pu en venir à bout. Je n'ai pas aimé le fond et la forme, même s'il s'agit d'un récit autobiographique. Il y a quelquechose de glauque dans cette relation qui ne m'a pas donné envie d'en savoir davantage...

L'avis d'Hathaway, qui encore une fois, rejoint le mien... ou presque!


dimanche 7 décembre 2008

Un pique-nique en Lorraine, Annie Saumont

J'ai lu ce petit livre il y a une semaine et je ne me rappelle plus du tout ce qui s'y passe... C'est pour dire!
Je me souviens juste qu'une famille se retrouve pour un pique-nique après la seconde guerre mondiale et qu'il s'agit en fait d'un monologue de 50 pages. Un homme assure la conversation à lui tout seul, dans un discours direct libre horribilis! Je n'ai pas réussi à démêler les différents personnages et leurs liens, et je n'ai pas compris non plus le but de cet ouvrage...
Comme vous pouvez le constater, je me suis ennuyée à mourir! J'ai continué parce qu'il était court mais je me suis fait violence!

Ma chère Hathaway (qui m'a prêté ce livre) est beaucoup plus indulgente...

Je ne sais pas pourquoi, mais je crains le pire pour la suite! (notamment "Les lumières du Zinc" qu'elle m'a prêté cet après-midi et qu'elle a choisi pour le Challenge... Miserere...) ;)

mardi 11 novembre 2008

Le chemin des sortilèges, Nathalie Rheims


La narratrice, une femme sans nom et sans âge, retourne auprès de son ancien mentor et psychologue, Roland, retiré à la campagne après un accident cérébral. Chaque soir, Roland laisse à son chevet un conte de fée différent, qui éveille en elle son douloureux passé.

Le propos de départ me plaisait énormément. J’ai toujours adoré ce qui aborde les contes de fée et leurs non-dits. C’est pour cela, entre autre, que je ne peux pas être satisfaite de ce roman : il ne s’agit pas d’une analyse des contes de fée mais d’une paraphrase incessante de ce que la narratrice lit. Pourtant, ça avait plutôt bien commencé. La lecture était fluide et puis… plus rien. Pas de rebondissement extraordinaire, juste des rêves aussi répétitifs que l’ensemble du récit. On sent arriver à des kilomètres les différents contes qu’elle va traverser en esprit. On ne comprend pas vraiment où et comment le roman va se terminer, tellement des portes ouvertes sont enfoncées.
Quand le dernier chapitre arrive, on en vient à se demander « tout ça pour ça » ?

Un vrai moment d’ennui qui ne laissera pas une grande empreinte dans les souvenirs…

Merci quand même à Chez-les-filles.com pour cet envoi!

jeudi 8 mai 2008

La part manquante, Christian Bobin

Je ne peux faire de « résumé » à proprement parler de ce livre. Il s’agit de onze nouvelles avec de très beaux titres tels « la baleine aux yeux verts », « la fleur de l’air » ou encore « les preuves en miettes de l’existence de Dieu ». Et pourtant…

Il y a des lectures qui marquent à jamais. D’autres qui ne marquent jamais. « La part manquante » fait partie de la deuxième catégorie. Quel ennui ! Je m’explique :

Les phrases sont hachées. Brèves. Hachées comme un couperet. Un couperet inutile. Un couperet inutile et fade. Vous avez vu ? Je viens de faire du Christian Bobin … Chouette…
Tout est ciselé. A tel point que ça en est devenu obsessionnel, je ne voyais plus que ces arrêts intempestifs à chaque phrase, chaque paragraphe, chaque page. J’ai énormément souffert. Comme quoi, la ponctuation est un paramètre très important à prendre en compte.

Imaginons que, finalement, j’arrive à mettre ce défaut stylistique de côté. Malheureusement, le contenu n’arrange rien. Comment parler pour ne rien dire ? Comment faire du vent et se prendre pour un philosophe ? Vous aurez toutes ces réponses en feuilletant le livre. L’auteur croit nous donner à réfléchir sur des thèmes universaux tels la jalousie, le travail de l’écrivain, le rapport de la mère à son enfant mais il ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes. La seule chose que Christian Bobin m’a apporté, c’est une grosse migraine !

Cependant, en lisant différents avis sur ce livre au grès de mes pérégrinations soit on le trouve fabuleux, soit on le déteste. Vous avez mon avis, à vous de faire le vôtre si le cœur vous en dit !