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mercredi 27 octobre 2010

La BD du mercredi

Cette fois-ci, c'est une amie plus âgée que moi qui m'a prêté cette BD, en s'offusquant que je ne connaisse pas... Et non, je n'avais jamais lu de Yoko Tsuno, je n'en avais même jamais entendu parler... Erreur réparée!

Tout commence par le tournage d'une émission de télévision. Vic et Pol sont le réalisateur et le caméraman et ils rentrent ensemble tard dans la nuit (ou tôt le matin c'est selon). C'est alors qu'ils aperçoivent ce qui semble être un cambriolage. Intrigués et bons citoyens, ils se mêlent de l'affaire... qui n'en est pas une! Ils rencontrent Yoko Tsuno, espionne, agent secret, ingénieure en électronique et lui proposent de venir tourner un reportage sur la spéléologie (?!)

Et c'est là que tout commence! En plein tournage ils sont aspirés par un siphon sous-marin et découvrent une cité souterraine habitée par des extra-terrestres... les vinéens. Le trio va se confronter à tout un attirail sophistiqué ainsi qu'à l'Histoire de cet étrange peuple bleu.

Le premier album de la série Yoko Tsuno est sorti avant ma naissance, en 1971! Autant dire que le thème purement SF de la BD m'a énormément surpris au début. Je ne m'attendais pas du tout à ça! J'ai eu du mal à entrer dans l'univers de Yuko Tsuno. Je trouve la situation de départ décalée et presque maladroite mais cette impression s'estompe au fur et à mesure de la lecture. J'ai passé un très agréable moment en compagnie de l'héroïne japonaise et de ses acolytes. J'en ai une autre en stock donc je compte bien continuer ma découverte.

Le tome 25 est prévu pour le 12 novembre 2010! Le site de Yoko Tsuno et celui de Mango!



vendredi 12 février 2010

Ténèbres, prenez-moi la main, Dennis Lehane

Attention, coup de cœur!

Ce roman est tellement poignant qu'il m'a empêché de dormir. Ce roman est tellement flippant qu'il m'a fait entrevoir toutes les possibilités. Ce roman est tellement génial que je n'ai été satisfaite qu'après l'avoir fini!

Revoilà notre tandem Patrick Kenzie et Angela Gennaro, détectives privés, en proie à ce qui ressemble à une affaire banale: une psychiatre, Diandra Warren, a reçu des photos de son fils par la poste ainsi que des menaces par téléphone. Nos deux détectives enquêtent et finissent par atterrir au-delà de ce qu'ils avaient imaginé.

Je m'étais déjà régalée avec Un dernier verre avant la guerre. Une fois de plus, Dennis Lehane ne me déçoit pas. Je lui en ai voulu pourtant pendant la lecture. Voulu de me faire aussi peur, de me faire ressentir autant de dégoût pour l'humain mais aussi autant de compassion et d'amour. Le roman est donc une réussite. Quelle plume! Quel suspens! Je n'ai que des superlatifs à lui attribuer. J'aime vraiment énormément le personnage de Patrick Kenzie: maladroit, franc, tellement humain....

Je me suis jurée de ne plus lire des romans aussi prenants, qui empêchent de dormir (pour de vrai!) mais je sais que je ne pourrais pas tenir ma promesse. J'aime trop Dennis Lehane pour ça!


samedi 22 août 2009

Le mystère de la chambre jaune, Gaston Leroux

Après Alexandre Dumas, me voici embarquée chez Gaston Leroux et en particulier dans sa mystérieuse chambre jaune.

Le drame survient dans le domaine du Glandier, chez le professeur Stangerson, un éminent chercheur en chimie et sa fille Mathilde. Celle-ci se fait sauvagement agresser dans la chambre jaune alors qu'elle s'y est enfermée à double tour et que son père travaille dans le laboratoire attenant. En défonçant la porte, le professeur retrouve sa fille gisant au sol mais aucune trace de l'agresseur...

C'est ce qu'on appelle le "meurtre en chambre close"! Et j'adore ce genre d'enquête! On se demande toujours par quelle pirouette le meurtre a été commis. Heureusement, il y a toujours un détective débrouillard qui trouve la solution à l'énigme. Si vous aimez ce genre d'enquête, bienvenue chez Gaston Leroux!

J'avoue que le début du roman est un peu long... Joseph Rouletabille, l'ingénieux reporter, va fouiner partout et tenter de résoudre le crime. Evidemment, de nombreux événements vont se succéder et l'assassin ne va pas hésiter à narguer les enquêteurs. Rouletabille est un garçon un peu énervant quand même! Il avance ses pions petit à petit sans rien expliquer... Quelle frustration! Puis le rythme s'accélère pour le plus grand bonheur du lecteur qui ne peut plus rien faire d'autre que de lire, lire et lire encore pour arriver au bout du raisonnement de Rouletabille.

Si jamais vous aimez les énigmes et les enquêtes de "meurtre en chambre close", je vous conseille les premiers tomes du manga Détective Conan de Gosho Aoyama!

vendredi 8 mai 2009

Première ligne, Jean-Marie Laclavetine

C'est avec un peu d'appréhension que j'ai ouvert la première page de ce roman. En effet, Hathaway n'avait pas du tout apprécié l'histoire et le style du livre. Comme en ce moment nos avis se rejoignent j'avais un peu peur. Mais le temps de l'harmonie est terminé! :)

Cyril Corouan est à la tête d'une modeste maison d'édition parisienne. Assez reconnue cependant pour recevoir des dizaines de manuscrits par jour. Avec son assistante, Blanche, il désespère de trouver LA perle rare qui fera les beaux jours de son commerce. Il trouve tout ce qu'il reçoit pathétique et s'arrache les cheveux. Il faut dire que les titres des manuscrits valent le détour! Entre La symphonie Marguerite ou Zoroastre et les maîtres nageurs, il y a de quoi devenir fou! D'ailleurs l'auteur de ce dernier est reçu par Cyril (C.C pour les intimes). L'éditeur veut lui expliquer le refus de son manuscrit... Le problème est que l'auteur prend un révolver et se suicide devant l'éditeur qui n'en croit pas ses yeux...

A partir de cette situation plus qu'éprouvante, Cyril va remettre totalement en question ses méthodes de travail. Il va créer un club, les Auteurs Anonymes, pour tenter de convaincre les "écriveurs" d'arrêter d'écrire. Parallèlement, on suit les déboires sentimentaux de Cyril avec sa compagne Anita. Le roman est également ponctué de "chapitre un" ayant chacun un style différent et particulier. On comprend le fin mot de ces "chapitre un" à la fin.

J'ai vraiment apprécié cette lecture! Je me suis laissée embarquer dans la vie tourbillonante de notre éditeur sans en avoir conscience. La fin m'a tenue en haleine, la construction du roman est très intéressante et ne m'a pas lassé une seconde! J'ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de ce roman!

dimanche 1 mars 2009

Ritournelle de la faim, Jean-Marie Gustave Le Clézio

Exceptionnellement le Blogoclub n'a pas choisi un livre ayant un thème précis mais nous avons choisi de lire et de découvrir pour certains (ce qui est mon cas) un des nombreux romans du prix Nobel de Littérature JMG Le Clézio.
J'ai hâte de découvrir les différents billets des autres membres du club et de savoir quel livre a été choisi en majorité.

En allant farfouiller à l'avance dans les rangées de ma bibliothèque, je suis tombée sur son dernier roman "Ritournelle de la faim". La quatrième de couverture m'a interpellée et l'avant-propos également. Il ne m'en fallait pas plus pour repartir avec mon exemplaire sous le bras.

En 1931, la bourgeoisie parisienne vivote entre luxe, oisiveté et investissement immobilier plus ou moins fructueux. Ethel est la fille unique d'un de ces couples. Petite fille modèle, très choyée par ses parents et son grand-oncle Samuel originaire de l'Ile Maurice, elle a foi en un avenir doré.
A l'école, elle découvre l'amitié à travers le regard de Xénia, jeune fille exilée de Russie et vivant modestement dans la capitale française. Ethel va apprendre l'humilité mais également les moqueries et les trahisons de cette amie sans s'en inquiéter outre mesure. Tout aurait pu continuer ainsi si l'ombre du troisième Reich ne planait sur cette jeunesse pleine d'espoir...

Encore une histoire ayant pour fond la seconde guerre mondiale... C'est ce que je me suis dit quand le cercle des parents d'Ethel commence à parler d'un chancelier allemand nommé Hitler. Et puis tout dérive. Car ce qui intéresse Le Clézio n'est pas l'Histoire mais l'histoire d'Ethel et de sa famille se mélant à la grande Histoire. On suit ainsi les mésaventures de cette adolescente parvenue à l'âge adulte trop tôt à cause d'un père l'ayant dépossédée de tout un héritage qui lui revenait de droit et devant assumer les erreurs de ce dernier.
La bourgeoisie nantie se retrouve à la rue et soumise au règne du plus fort, c'est-à-dire l'envahisseur allemand. Le lecteur traverse cette période difficile aux côtés d'Ethel qui n'abandonnera jamais ses parents à la misère malgré tout.

J'ai beaucoup apprécié ce roman qui était pour moi une découverte de cet auteur. Son écriture se situe au plus profond des gens, sans jugement de valeur. En conteur, il expose l'histoire d'Ethel, ponctuée par deux superbes manifestes sur la faim en début de roman (la faim qu'il éprouvait en étant enfant) et en clôture (de colère, d'absolu, de vivre) transformé en litanie par le Boléro...

Je vous invite à aller sur les blogs de Sylire et de Lisa, nos chères organisatrices, pour retrouver tous les liens des membres du Blogoclub!

Rendez-vous le 1er mai pour le prochain numéro du Blogoclub consacré au Mexique avec des billets sur "L'instinct d'Inez" de Carlos Fuentes.

dimanche 18 janvier 2009

Lettre au père, Franz Kafka

Autant lire les 840 pages de Jonathan Strange et Mr Norrell a été un vrai plaisir, autant ces 99 pages-là ont été pénibles.

Je n'ai jamais vraiment aimé Kafka. Lors de mes études universitaires, j'avais dû lire "Le château" et je me souviens d'un calvaire innomable! Je n'arrive pas à m'intéresser aux romans où il ne se passe rien, quelque puisse être la beauté de l'écriture. Cependant, je suis assez curieuse de l'histoire personnelle de cet auteur. Voilà pourquoi la "Lettre au père" est différente du "château".

A travers une longue lettre, le fils s'adresse au père. Un père hautain, très dur avec ses enfants et en particulier avec Franz. Et pourtant, il ne s'agit pas d'un règlement de compte à proprement parler. L'auteur prend à sa charge toute la responsabilité (culpabilité...) de la relation filiale. Mais toutes ses frustrations transpirent, ses angoisses d'être comparé à un père si "parfait" et qui le fustige à chaque fois. D'ailleurs la lettre fut écrite suite au refus du père concernant le futur mariage de Franz. Il ne lui a jamais envoyé.

Malgré une lecture laborieuse, le côté "intime" de Kafka me plait davantage que le côté symbolique présent dans chacun de ses autres romans...

A lire: l'avis d'Hathaway

dimanche 14 septembre 2008

Le canapé rouge, Michèle Lesbre


Rencontrer un auteur est toujours un moment fort. Dans le cadre de notre café littéraire, nous avons la chance de pouvoir discuter, en petit comité, avec un écrivain qui se prête volontiers à nos milliers de questions sans jamais fatiguer.
Michèle Lesbre fut l’une d’entre eux. Venue présenter son Canapé rouge, elle nous parle de sa façon d’écrire, de son ressenti face à son livre. Mais parlons d’abord du roman.
Présélectionné pour le prix Goncourt 2007, ce roman parle d’amour. Parce qu’elle était sans nouvelles de Gyl, la narratrice part sur ses traces. A bord du Transsibérien elle parcourt la Russie profonde jusqu’au lac Baïkal. A travers ce voyage, nous découvrons la vie d’Anne, chroniqueuse croquant la vie de femmes extraordinaires telle Milena Jesenskà. On apprend également son amitié sincère et forte avec une vieille dame de son immeuble, Clémence Barrot, qui attend ses récits avec impatience sur son immuable canapé rouge.

Le roman se lit très vite et, même si le style de l’auteur est fluide et épuré, il faut vraiment ne jamais avoir lu de roman de sa vie pour ne pas deviner comment le roman va se terminer… Mais voilà… J’ai rencontré Michèle Lesbre.
On pouvait lui reprocher d’utiliser de grosses ficelles, des préjugés… Grande amoureuse des voyages en train, l’auteur a effectivement parcouru ce voyage jusqu’au Baïkal. C’est ce voyage qui fut à l’origine de l’écriture du roman. En écrivant à la première personne, l’auteur a voulu s’impliquer totalement sans parler de soi, pour écrire quelque chose de plus universel.

Le canapé rouge traite de deux voyages : le voyage en train mais aussi le voyage intérieur sur le canapé.

Rencontrer un auteur est toujours un moment fort. Mais, même si c’est très intéressant, ça ne change pas toujours notre opinion sur le roman… C’est mon cas ! Trop rapidement traité, une fin hautement prévisible… A ne pas lire absolument donc…

jeudi 10 juillet 2008

L'historienne et Drakula T1, Elizabeth Kostova



Taaaatatataaaaaa (ç générique de Buffy contre les vampires…) ou quand Sandrounette veut faire de l’humour…

En 1972, une adolescente escalade la bibliothèque de son père, diplomate en voyage, pour combler son ennui. Elle tombe par hasard sur un ouvrage ancien qui l’intrigue. En effet, toutes les pages de ce petit libre sont blanches sauf la double page centrale contenant une enluminure : un dragon, entourant de ses griffes un seul mot, DRAKULA.
Elle trouve près de l’ouvrage une enveloppe contenant des lettres manuscrites commençant par ses mots : « Cher et infortuné lecteur ». Son destin était scellé…

Je dois avouer que je ne serai pas allée vers ce livre toute seule, pour la bonne raison que je déteste tous les livres « qui font peur » (et oui, on ne se refait pas !). Déjà que j’avais peur lors de certaines épisodes de Buffy ou de X-Files… Mais grâce à Amy qui m’a envoyé ce livre pour mon premier swap, j’ai fait une extraordinaire découverte.
Non seulement je ne suis pas morte de peur mais j’ai aspiré (en bon vampire) les 500 pages de ce premier tome.

La jeune fille demande des explications à son père au sujet de ce mystérieux petit livre. Et son père lui livre son histoire, son vécu. La narration est entrecoupée de récits qui nous emmène à l’université d’Oxford, à Istanbul, Budapest avec une description du décor et de l’Histoire des lieux à couper le souffle.

Car Elizabeth Kostova est une historienne. Tout ce qu’elle nous apprend dans cet ouvrage sont des faits historiques (les descriptions de Budapest dont on ressent les odeurs et les couleurs via les mots) mais aussi les documents concernant le Prince des Ténèbres. Je crois bien que je vais devenir une spécialiste de Vlad l’Empaleur (ça le fait dans les soirées mondaines…)
Ce grand travail d’archéologue est à féliciter et n’endort absolument pas le lecteur (il faut évidemment aimer les romans historiques…)

Je ne vais évidemment pas dévoiler le flot de morts-vivants, la disparition d’un personnage important, la mort de…. (oups…)

Trêve de plaisanterie, si vous aimez le roman historique, si vous voulez passer un excellent moment, ce livre est pour vous !
J’ai le tome 2 sous le coude avec ma gousse d’ail, mon crucifix, mes balles en argent, mon eau bénite…

vendredi 25 avril 2008

Un dernier verre avant la guerre, Dennis Lehane

Résumé : Patrick Kenzie est un détective privé engagé par des notables pour récupérer des "documents" volés par une femme de ménage noire. Mais évidemment, tout ne se passe pas comme prévu et les apparences pourraient être trompeuses... Kenzie et Angie, son associée, partent en quête de la vérité et se retrouvent mêlés à une sordide guerre des gangs entre.... un père et son fils! Tout cela avec Boston en toile de fond (qui fait partie intégrante du roman) et un conflit racial omniprésent.

Mon avis : ++++
Quel régal ! Une fois de plus, l'Aristochat ne me déçoit pas. Merci à Thom de l'avoir proposé.
Dennis Lehane réussit le tour de force de nous embarquer dans un tourbillon dont on ne ressort pas indemne. Je me suis étonnée à avaler le livre sans m'en rendre compte... A peine le temps de dire ouf que j'ai posé mes yeux sur la dernière ligne.
L'intrigue est donc très bien menée. Les personnages respirent le vrai, le réel. Leurs relations sont ambiguës, bref on y croit. En plus de ça, Lehane manie à merveille l'humour noir, le sarcasme.
Ce premier roman est une réussite! Un choix cornélien se pose à moi maintenant!!! Est-ce que je les lis dans l'ordre (le suivant est "Ténèbres, prenez-moi la main") ou est-ce que je choisis celui que l'on nomme 'chef d'oeuvre' à savoir "Mystic river" ?
L'enigme sera résolue quand j'irai à la bibliothèque!

dimanche 20 janvier 2008

Finn Prescott, Jerôme Lambert


Résumé: 'La première fois quej'ai entendu parler de Finn Prescott, c'était deux jours avant son enterrement.' Instamment prié par sa mère de venir assister à l'enterrement d'un lointain cousin, le narrateur entreprend de reconstituer la vie de celui-ci en écoutant les conversations de l'assemblée qui l'entoure. A vingt ans, Finn Prescott étudie la médecine avec application : c'est un jeune homme appliqué. A vingt-cinq ans, il décide d'explorer le monde : c'est un jeune homme exalté. A trente ans, il épouse Nina Carolyn Newland : c'est un homme amoureux. A quarante ans, il retrouve un camarade d'études, car c'est un homme fatigué et seul. Lorsqu'il meurt, Finn Prescott n'a guère quitté sa ville natale, une ville de province. Les erreurs à éviter et les erreurs à commettre, c'est à peu près tout ce qui reste de sa vie. (résumé copié sur evene)
Mon avis: +
Je cumule les livres qui me laissent une impression étrange... Je ne saurai dire si j'ai apprécié cette lecture ou non. Certes le personnage de Finn Prescott est intéressant et on a envie de savoir ce qu'il va devenir. Mais en même temps, j'ai l'impression que l'auteur a baclé certains passages si bien que le récit est décousu. J'ai même dû revenir en arrière et reprendre certaines phrases pour comprendre la narration alors que j'étais bien concentrée sur ma lecture... On partage la vie de Finn Prescott et au final on en retient pas grand chose. Espérons que la prochaine lecture efface ces deux romans un peu ternes...

samedi 4 août 2007

Les liaisons dangereuses - Choderlos de Laclos


Lettre CLXXVI
SANDROUNETTE A SES LECTEURS
Vous trouverez, messieurs dames, dans ce roman épistolaire tout ce qu'il faut si vous prenez le parti de l'intrigue. Je ne puis révéler l'essentiel du roman mais je doute que quiconque ne connaisse pas ces Liaisons dangereuses entre la Marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont. Ces deux hauts dignitaires n'hésitent pas à se servir des nobles gens dans leur intérêt propre et pour alimenter leurs défis amoureux. Cependant, sachez que celui qui joue dangereusement se voit accorder un destin funeste... Je n'oseroi en dire plus de peur de gâcher le plaisir de ceux qui ne sont pas encore entrés dans cet échange de lettres.
Je dois enfin dire que même si le roman est par moment ennuyeux (sur-tout la deuxième partie), nous nous attachons à ces personnages et à leur destinée commune.
Je ne souffriroi donc pas en disant que ce roman vaut la peine d'être lu et relancera peut-être le plaisir de la correspondance (plus sage bien entendu).
Recevez mes respectueux hommages avec la bonté que je vous connois, et ne doutez jamais des sentiments sincères avec lesquels j'ai l'honneur d'être, etc.
De la résidence de ..... ce 4 août 20..