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mercredi 19 janvier 2011

Le gourmet solitaire, Jiro Taniguchi

Pour la nouvelle année, j'ai choisi un manga qui était dans ma PAL depuis quelques temps déjà. D'ordinaire, j'ai un débit de lecture assez élevé. Mais là... J'ai mis deux semaines pour venir à bout de ce manga.

Cela avait pourtant bien commencé! La préface, écrite par le traducteur, était vraiment très bien faite. Elle annonçait une promenade gustative, un petit verre de vin à la main.

Nous suivons les déambulations d'un homme d'affaire dont on ne sait rien (ni son nom, ni son histoire) si ce n'est ses repas. Chaque chapitre correspond à un repas pris dans un lieu bien précis. Avec à chaque fois, description des plats et commentaires exagérés du héros ("Il faut absolument du riz avec ce plat" "ah! le voilà enfin!"). J'ai trouvé tout cela vraiment ridicule. J'ai éclaté de rire à de nombreuses reprises... Ce gourmet ne m'a pas du tout emmené avec lui. Je n'ai pas vu l'intérêt d'un tel manga. Je dois être trop jeune pour apprécier ce genre d'histoire... Je n'ai pas compris où l'auteur a voulu en venir. Pour un lecteur occidental, les différents repas n'ont pas de résonance concrète. Autant aller directement au restaurant japonais!!!

Je suis déçue des deux dernières lectures de Taniguchi. Espérons que la prochaine soit plus intéressante!

La BD du mercredi, c'est chez Mango !

mercredi 22 décembre 2010

Le Petit Prince, Joann Sfar

Voici un des livres emblématique de ma jeunesse... A 10-12 ans, on aime ce livre pour les dessins colorés de Saint-Exupéry mais aussi pour ce Petit Prince qui nous emmène sur des planètes plus loufoques les unes que les autres.
Et puis, à l'adolescence, on oublie. On fait des découvertes étonnantes (Oh le souvenir toujours vivace de mon premier Shakespeare...), on a d'autres préoccupations (les Star Club et compagnie)... Sans savoir pourquoi, Le Petit Prince ressurgit lors des vacances d'été... Il est très court, il sent bon le parfum de l'enfance, on l'ouvre à nouveau et on a l'impression de découvrir un tout autre aspect de l'œuvre. Ce changement est évidemment dû au changement "intellectuel" qui se passe en grandissant. Mais pas seulement...

Je l'ai souvent relu depuis. Par plaisir. Pour le faire partager à mes élèves. Pour replonger dans le rêve et la poésie.

Ma maman m'a offert cette adaptation BD de Joann Sfar dès sa publication en 2008. Voilà donc deux ans qu'elle était dans ma PAL, en attente. Je me suis sentie irrémédiablement attirée... J'ai craqué... Je l'ai prise en main pour ne plus la quitter... le quitter. Ce Petit Prince est décidément irrésistible! Joann Sfar a su retranscrire à la perfection les émotions émanant des paysages et des personnages. Il m'a transporté comme par magie dans cet univers poétique qui me plait tant. Je suis ressortie de ma lecture bouleversée. La mise en scène de la disparition du Petit Prince est tout simplement fabuleuse. Un grand bravo au dessinateur qui s'est attaqué à un monument de la littérature, sans complexe et en ouvrant une porte supplémentaire à ce chef d'œuvre.

Un grand moment.

La BD du mercredi, c'est chez Mango.

mercredi 17 novembre 2010

La montagne magique, Jiro Taniguchi


Ken-Ichi est un petite garçon de 10 ans que la vie n'épargne pas. Il vit à Tottori au pied d'une montagne encerclée par un mur d'enceinte datant du Moyen-age. Cette montagne est réputée ensorcelée par les grands qui veulent faire peur aux plus jeunes de sorte que ces derniers ne s'aventurent jamais bien loin dans les souterrains, juste assez pour se faire peur et rebrousser chemin en courant.

Ken-Ichi et sa soeur Sakiko doivent faire face à l'hospitalisation de leur maman. Ayant déjà perdu leur père 4 ans auparavant, cette nouvelle séparation leur est insupportable. Ils vivent avec leurs grands-parents en attendant une bonne nouvelle de l'hôpital, qui n'arrive pas.

C'est alors que Ken-Ichi, en se promenant au musée des curiosités de la montagne, tombe nez à nez avec une salamandre. Rien de bien étonnant me direz-vous! Si ce n'est que cette salamandre entre en contact avec le jeune garçon et lui demande de la délivrer pour la relâcher à l'intérieur de sa montagne...

Voici mon deuxième Taniguchi après "Un zoo en hiver". Les deux œuvres sont empreintes de nostalgie mais sont quand même très différentes. Ici, l'auteur a choisi une histoire fantastique, dans la lignée des films de Hayao Miyazaki et a bien réussi son pari: celui de mettre en forme ses souvenirs d'enfance en se référant à des prises de vue de Tottori, son village natal, tout en y incluant la fantaisie et la magie imaginées par ses yeux d'enfant. Une très belle interview est réalisée à la fin de l'album dans l'édition Casterman, explicitant les choix de l'auteur.

D'ailleurs, il s'agit plus d'une BD que d'un manga. Taniguchi l'explique dans la préface: il a toujours été attiré par la fluidité et la beauté des dessins de BD occidentales. C'était un de ses rêves de pouvoir en créer une. Chose faite, et très bien faite!

Je recommande à tout le monde la lecture de cette BD et je la fais déjà tourner dans ma classe de CM1/CM2!

Allez voir les autres BD lues en ce mercredi chez Mango!


mercredi 13 octobre 2010

La BD du mercredi

Cette semaine j'ai choisi de vous présenter un mangaka que les aficionados connaissent bien: Jirô Taniguchi.

Un zoo en hiver traînait malencontreusement sur la table du salon puisque un membre de ma famille était en train de le lire. J'ai lu les premières pages et quelques 30 minutes plus tard, je l'avais fini...

Hamaguchi est un jeune homme qui s'ennuie dans sa petite ville. Il travaille dans une industrie de textile dans laquelle il ne s'épanouit pas. Il adore le dessin et s'échappe dès que possible au zoo pour pouvoir croquer les paysages et les animaux qui y vivent.

Son rêve secret est de devenir mangaka. Grâce à un de ses amis, il s'installe à Tokyo où il entrera comme assistant d'un grand mangaka. La vraie vie va pouvoir commencer...

Un zoo en hiver est un manga qui offre une grande partie d'autobiographie. Nous sommes à Tokyo en 1966, lorsque les pas de Hamaguchi entrent dans l'univers du manga. Lire un mange comme celui-ci demande de la patience. On se délecte de chaque mot, chaque illustration est réellement magnifique... Je crois bien que c'est le premier manga de Taniguchi que je lis, mais heureusement pour moi, il y en a plein d'autres à la maison!


La BD du mercredi, c'est chez Mango!


vendredi 31 juillet 2009

Le Montespan, Jean Teulé

Pour rédiger ce billet, j'ai lu, comme à chaque fois, les avis de mes consoeurs
blogesques et on ne peut pas dire que ce roman fasse l'unanimité. Nombreux sont les lecteurs déçus par le personnage central du livre à cause de son manque de charisme ou de profondeur. Alors que penser?

Tout le monde a entendu parler de La Montespan, favorite de Louis XIV même si ce n'est qu'à travers le spectacle du "Roi-soleil" (oui je sais j'ai beaucoup de culture musicale). La Montespan, donc, a dû abandonner son mari et ses enfants pour entrer dans le monde sans pitié de la Cour à Versailles. Quel grand honneur pour Le Montespan que sa femme soit choisi pour jouer à "colin-tampon" avec le roi (dixit Mr Teulé). Le problème c'est que ce marquis est éperdument amoureux de sa femme et qu'il compte bien la récupérer.

Je suis tombée sous le charme de ce marquis... Même s'il est naïf (penser que l'on peut défier le Roi Soleil...), je l'ai trouvé extrêmement touchant. Jean Teulé a réussi, comme souvent, à peindre un portrait au vitriol de la société d'Ancien Régime pour réhausser l'honneur du Montespan que l'Histoire a oublié.

Cependant, ce n'est pas le roman que je préfère de Jean Teulé... Pourquoi retomber dans des descriptions graveleuses, fangieuses des moeurs de l'époque? Oui tout le monde était sale, oui l'hygiène était horrible à Versailles mais ce décor qui était si important dans "O Verlaine" pour comprendre sa fin est, à mon avis, inutile et enlève de l'intérêt à l'oeuvre. Je me suis même surprise à lever les yeux au ciel et à soupirer en lisant quelques phrases qui sentaient le déjà-vu dans l'oeuvre de Teulé que j'apprécie particulièrement.

Donc si vous n'avez pas lu de roman de Jean Teulé, vous pouvez lire celui-ci sans problème, vous l'apprécierez. En revanche, ceux qui ont déjà goûté à ses oeuvres, vous y trouverez une certaine redondance qui nuit au déroulement de l'histoire.

Les avis de Laiezza, Lhisbei et Sandrine et d'Ys entre autres

samedi 20 juin 2009

Sauver Noël, Romain Sardou

Londres, 1854. Gloria Pickwick est une gouvernante atypique: charismatique rousse au caractère bien trempé, elle fait régner l'ordre dans la maison de ses maîtres à elle toute seule. Elle n'hésite pas à affirmer ses principes haut et fort et tout le quartier la tient en grand respect.

La maison mitoyenne à la sienne reste inoccupée pendant de nombreuses années à cause d'une sombre histoire d'héritage. Quelle ne fut la surprise des habitants du quartier lorsqu'ils voient débarquer un beau jour (ou plutôt une belle nuit), un mystérieux baron et son cortège dans cette demeure glauque. Rien d'extraordinaire à priori malgré la curiosité qu'ils dégagent. Un nouvel habitant est souvent sujet à commentaires.

Les choses se corsent lorsque, le soir de Noël, aucun enfant ne reçoit le moindre cadeau. Une vague de tristesse traverse Londres le matin du 25 décembre. Seule une maison fait la fête, celle du mystérieux baron Ahriman. C'en est trop pour Gloria qui décide de prendre les choses en main. Le récit s'affole et laisse place à de nombreux personnages dont des lutins, et même le Père Noël himself!

Il faut lire ce roman pour ce qu'il est: une histoire divertissante et amusante. Parce qu'au-delà, il n'y a pas grand chose à voir... Certes la plume de Romain Sardou est sympathique mais elle n'est pas révolutionnaire. Son envie de transmettre de la magie, de la tendresse est un peu surfaite par moment. Je me suis sentie un peu blasée par des sentiments de déjà-vu sans arriver à surpasser les originaux. Quelquefois je me revoyais dans un remake mal formulé de The nightmare before Christmas (un de mes films fétiches!).

Sauver Noël se veut un conte sans prétention et réussit à atteindre cet objectif. Un peu plus d'ambition aurait été appréciable!

mercredi 6 mai 2009

Le liseur, Bernhard Schlink

Décidément, j'enchaîne les livres qui me laissent une impression étrange... Surtout que ce roman est très connu partout dans la blogosphère et qu'il est surtout apprécié. Vous allez peut-être pouvoir m'éclairer sur l'engouement qu'il a suscité.

Mickaël est un jeune garçon de quinze ans lorsqu'il rencontre Hanna alors âgée de 36 ans. Ils deviennent rapidement amants. Un rituel s'installe alors entre eux: Michaël fait la lecture à Hanna avant que sa belle ne lui fasse l'amour. Ce petit jeu dure quelques années puis Hanna disparaît sans laisser de traces.
Des années après, alors qu'il assiste à un procès en tant que stagiaire, Mickaël retrouve Hanna dans le box des accusés. En effet, nous sommes dans l'Allemagne post 3ème Reich avec toutes les questions que cela peut soulever.

Je n'ai pas du tout accroché. Le roman n'a pas eu le même effet que sur Hathaway ou Sybilline qui ont trouvé passionnante la deuxième partie axée sur le procès et le crime commis par Hanna. Non seulement ça ne m'a pas touchée, mais en plus j'ai trouvé ce passage ennuyeux. Je n'arrive pas à comprendre où voulait nous emmener l'auteur. Bien que je comprenne sa réflexion sur la Shoah et ses conséquences sur ces jeunes gens de la génération suivante, je n'ai pas saisi cette incision dans la relation Mickaël/Hanna. D'ailleurs, est-elle bien intéressante cette relation? Finalement, le poisson est un peu noyé.

Je n'ai donc pas adhéré au propos de l'auteur. Je m'attendais à un tout autre roman, me voilà déçue...

Lire les avis enthousiastes d'Hathaway, Ys, Sybilline et Karine :) qui me font penser que je suis vraiment passée à côté du roman.

dimanche 7 décembre 2008

Un pique-nique en Lorraine, Annie Saumont

J'ai lu ce petit livre il y a une semaine et je ne me rappelle plus du tout ce qui s'y passe... C'est pour dire!
Je me souviens juste qu'une famille se retrouve pour un pique-nique après la seconde guerre mondiale et qu'il s'agit en fait d'un monologue de 50 pages. Un homme assure la conversation à lui tout seul, dans un discours direct libre horribilis! Je n'ai pas réussi à démêler les différents personnages et leurs liens, et je n'ai pas compris non plus le but de cet ouvrage...
Comme vous pouvez le constater, je me suis ennuyée à mourir! J'ai continué parce qu'il était court mais je me suis fait violence!

Ma chère Hathaway (qui m'a prêté ce livre) est beaucoup plus indulgente...

Je ne sais pas pourquoi, mais je crains le pire pour la suite! (notamment "Les lumières du Zinc" qu'elle m'a prêté cet après-midi et qu'elle a choisi pour le Challenge... Miserere...) ;)

dimanche 5 octobre 2008

Mari et femme, Régis de Sà Moreira


Régis de Sà Moreira est un auteur que j’ai découvert il y a un an ou deux avec un petit livre s’intitulant Le libraire. Fabuleux…
L’auteur récidive avec ce roman qui se dévore en un rien de temps… Le mari et la femme sont au bord de la rupture. Ils l’ont d’ailleurs décidé pendant le week-end, ils doivent se séparer.
Sauf que…
Le lundi matin, ils se retrouvent propulsés dans le corps de l’autre. La surprise passée, une exploration intime sans précédent commence pour lui en elle et elle en lui.
Vous allez me dire, le concept n’est pas très original et les films exécrables de ce genre-là se sont succédés au cinéma. Là où réside, à mon avis, le génie de l’auteur, est qu’il ne tombe pas dans des clichés désuets du genre mais nous entraîne dans une profonde exploration de la découverte de l’autre, avec ses qualités et ses défauts. Que celui ou celle qui n’a jamais prononcé une phrase telle que « J’aimerai bien t’y voir » me jette la première pierre !
L’écriture à la deuxième personne est un véritable casse-tête, un jeu de cache-cache pour deviner qui est qui, comme ce couple qui se cherche.

« Tu as passé l’après-midi à fumer ton cigare à la fenêtre du bureau de ta femme en te demandant lequel de vous deux mourrait si tu sautais et tu voyages de nouveau sous terre, assis dans le métro. Tu as envie de frapper chaque homme qui te regarde mais avec le corps de ta femme ça n’est pas gagné. »

On voit évoluer la situation au fil des pages pour arriver à la dernière page et rester à bout de souffle…
Si vous avez une heure à tuer, régalez-vous avec Régis !

mercredi 2 avril 2008

Darling, Jean Teulé


Résumé : Catherine Nicolle est née dans la merde. C'est le cas de le dire. Fille cadette de paysans qui ne l'ont jamais aimés, Catherine grandit par elle-même. Vivant au bord de la route nationale, elle s'éprend des camions qui passent et de leur chauffeur. Elle apprend à lire grâce aux inscriptions des remorques, elle apprend à compter grâce à leurs plaques minéralogiques. A l'aide d'une C.B, elle arpente la bande sonore à la recherche de l'homme de ses rêves, un routier bien évidemment. Ce bout de femme enchaîne les galères à un rythme insoutenable...

Mon avis : ++++

Encore un Jean Teulé qui me donne un bon coup de poing au ventre... Ce roman n'en est pas un puisqu'il s'agit d'une histoire vraie. En filigrane, des extraits de dialogue entre Darling et Jean Teulé rendent le récit encore plus proche de nous. On ne peut que lire cette histoire navrante, ce combat perdu, ce désespoir. Et encore, Darling semble très froide vis-à-vis des drames qu'elle a vécu lorsqu'on lit ses "interwiew".
On est choqué, on est blessé, on se demande comment cette femme tient encore debout. Jean Teulé n'est jamais compatissant, n'emploie pas un ton mielleux pour faire basculer le lecteur dans le pathos. Il utilise son style percutant, sans concession, narrant une histoire "vraie". Je ne regrette absolument pas ce moment de lecture. Même si le contenu est dur, comme la vie.

Merci à Babelio! Ce livre a en effet été lu grâce à l'opération Masse critique.

dimanche 2 mars 2008

Je, François Villon, Jean Teulé

Résumé : Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a appris le grec et le latin à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les étudiants, les curés, les prostituées, les assassins, les poètes et les rois. Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Des plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps et a disparu un matin sur la route d'Orléans. Il a donné au monde des poèmes puissants et mystérieux, et ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté. Après Rimbaud et Verlaine, Jean Teulé ne pouvait mieux clore son voyage en Poésie qu'en endossant avec orgueil et humilité les haillons magnifiques de François Villon.

Mon avis : +++

Jean Teulé a encore frappé! Ceci est mon quatrième Jean Teulé après Les lois de la gravité, Ô Verlaine et le magasin des suicides. Je découvre vraiment 4 facettes de l'auteur. Ce roman-là est différent du Magasin des suicides par le contenu mais pas par le style, toujours aussi percutant. J'avais une image du livre avant même de le commencer, des représentations (comme le dit le jargon pédagogique). Je me voyais déjà plongée dans l'univers du poète comme je l'avais été dans Ô Verlaine. Quelle ne fut ma surprise en avançant dans le roman! Les scènes sont horriblement crues (de celle de la pendaison jusqu'à celle du viol en passant par les pâtés de chair humaine qui ne sont pas sans rappeler Tim Burton et Sweeney Todd au passage). Et pourtant, on est aspiré par l'univers moyen-âgeux de François Villon, on respire le vice avec lui, on transpire la cruauté des Ecorchés, on en vient à souhaiter que le poète se meure pour que son âme se repose.

Jean Teulé réussit le tour de force de relater un propos assez sordide avec une fluidité incroyable qui plonge réellement le lecteur aux côtés de François Villon. Un excellent moment de lecture que je recommande cependant aux personnes ayant le coeur bien accroché!

mardi 8 janvier 2008

Le magasin des suicides, Jean Teulé


Résumé : Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort! Tel est le slogan du MDS autrement dit le magasin des suicides tenu par la famille Tuvache (ça ne s'invente pas!) Tout va pour le mieux (ou plutôt pour le mal) jusqu'au jour où le troisième enfant du couple Tuvache semble avoir attrapé un mal abominable : la joie de vivre!
Mon avis: +++
Je ne pouvais pas être déçue par Jean Teulé depuis que les chats me l'avez fait découvrir. Un livre tout en second degré où on fête la mort plutôt que la vie : les gateaux d'anniversaire sont en forme de cercueil, les dessins des enfants sont glauques à souhait, la mère prépare elle-même les poisons... Mais Alan vient mettre son petit nez retroussé là-dedans et on ne peut qu'apprécier. L'écriture est fluide et on ne regrette qu'une chose: que ce roman ne compte pas plus de 157 pages.

mercredi 22 août 2007

La vallée des Merveilles - Joann Sfar

Pot de Miel vit avec sa femme Nuit des Câlins dans une grotte au bord de l'eau avec ses deux enfants : Tigre et Esprit des Anciens. La vie est belle et elle est faite de pêche. Mais un jour, Nuit des Câlins en a assez de manger du poisson et demande à Pot de Miel d'aller à la chasse.
Il part donc avec son ami Grand Nez et font de nouvelles rencontres: quelques dragons et dinosaures, des "civilisés" pas si civilisés que ça, un oracle pessimiste, des cultivateurs...

Il s'agit du premier tome de la série, il en existe 2 tomes à ce jour.Les dessins ne sont pas parfaits mais ils nous plongent dans un quotidien préhistorique agréable.La seule chose qui m'a un peu rebuté, c'est l'argot marseillais des deux accolytes qui, à mon sens, n'était pas nécessaire.
Un agréable moment de lecture cependant, je lirai le tome 2 avec plaisir.