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dimanche 6 février 2011

Aphorismes, Victor Hugo

L'aphorisme est une sentence, une phrase qui résume un état d'esprit.

C'est avec beaucoup de plaisir que je me suis replongée dans l'univers Hugolien. Ce petit recueil réunit des citations classées par thème, tirées de ses nombreuses oeuvres. Le plus de cette toute jeune édition est qu'elle nous fait (re)découvrir des morceaux choisis rares ou inconnus du grand Victor que j'apprécie tant!

Amour " L'amour veut toujours qu'on lui dise la chose qu'il sait" (Tas de pierre)
" L'amour se compose essentiellement de trois sentiments: admiration, adoration, jalousie". (Océan Prose)

Merci à Babelio et aux éditions Ivres de livres pour ce petit moment de bonheur.

"Qui dit littérature dit humanité" (Actes et paroles)

samedi 18 décembre 2010

Femme du monde, Didier Goupil

Madame vit dans un hôtel. Madame n'a pas d'identité. Madame se laisse vivre comme on laisse se faner les plus jolies fleurs. On ne sait rien d'elle au début de ce court livre, on n'en sait que trop à la fin. Née en 1900, elle a l'âge du siècle. Elle a tout traversé et on le comprend surtout grâce aux non-dits...

Quelques pages seulement pour cet exercice de style auquel s'adonne Didier Goupil. Il laisse parler le blanc des pages, choisit ses mots à la perfection, tels des couperets.

Cette lecture fut un moment de grâce. Une parenthèse de mousseline dans une vie trop dense. J'ai aimé l'écriture froide de l'auteur qui suspend Madame a un fil tenu, celui du poids de l'Histoire, sans tomber dans le pathétisme.

Un très bon moment de lecture grâce à deux charmantes bloggeuses! La première est Manue, qui a fait voyager ce livre jusqu'à Hathaway... pour arriver jusqu'à moi!


mercredi 18 août 2010

Le bizarre incident du chien pendant la nuit, Mark Haddon

Me voici de retour après une très longue absence due non pas à une immense panne de lecture mais à un petit garçon d'un an qui prend tout le temps de sa maman!

Le roman commence par un meurtre! Pas de suspense superflu puisqu'il est dans le titre: Wellington, le caniche noir de sa voisine s'est fait transpercer... Christopher, adolescent de 15 ans souffrant du syndrome d'Asperger (une forme d'autisme) découvre le cadavre dans le jardin et serre très fort l'animal pour le ramener à la vie... en vain.

C'est cet événement qui va déclencher le reste de l'histoire. Christopher décide de mener l'enquête en prenant des notes dans un carnet. Fou de mathématiques, les théories les plus complexes n'ont pas de secret pour lui et pourtant il a des troubles du comportement: il ne peut pas manger des aliments qui se touchent dans son assiette, il déteste la couleur jaune, il ne supporte pas d'être touché et il ne s'est jamais aventuré plus loin que le bout de sa rue. Et pourtant.... son enquête va le mener beaucoup plus loin que prévu....

Voici un livre comme je les aime! Drôle, dynamique, touchant et imprévu! L'auteur glisse dans la peau de Christopher tellement bien qu'on a l'impression d'avoir son carnet entre les mains. L'enquête sur les traces de l'assassin du chien n'est que le point de départ du roman et même si on la retrouve en filigrane la trame est beaucoup plus profonde.

Un très joli roman sur la différence avec de bonnes touches d'humour et de sacrés références à Sherlock Holmes (pour les fidèles du détective, le titre de ce roman est tiré d'un ouvrage de Conan Doyle).

Un livre lu avec Hathaway. Voir son billet ici! Nos avis convergent pour une fois!


mercredi 20 janvier 2010

Thriller, Iegor Gran

Norman, professeur d'Université américaine se trouve mêlé à une drôle d'affaire: un de ses amis le soupçonne d'avoir volé le portefeuille d'un sans-abris! Ridicule évidemment... Le lecteur fait alors connaissance avec tous les protagonistes : la femme adultère de Norman (ménagère de moins de 46 ans rêvant de sensations fortes), le doyen d'Université pathétique, le fils pervers et geek, le vieux beau... et un personnage surprise!

Ayant lues ce roman dans le cadre de notre café littéraire, Hathaway et moi-même avons décidé de mener cette découverte sous la forme d'une discussion. Place au (presque) direct!




Chère Hathaway, nous avons lu ce roman dans le cadre de notre café littéraire préféré.
Qu'attendais-tu de ce roman?

Hathaway: Bonjour Sandrounette ! Après avoir discuté avec la présidente du café, j'attendais un roman tordant puisqu'elle m'avait présenter ce "Thriller" comme un roman à l'humour noir décapant! Je pensais donc en ouvrant le livre me fendre la poire presque à chaque page tout en ayant une petite intrigue bien sympathique.

Sandrounette: Tu m'avais rapporté les propos de la présidente du café et c'est vrai que mon attente était aussi grande. Surtout que ça commençait plutôt bien! J'ai adoré la première phrase du roman "C'est par la salade que tout commence". Finalement, je sens une pointe de déception dans ta remarque...

H: oui en effet car j'ai plus sourie que rit aux éclats pendant ma lecture. Et encore ! La fin surtout est cocasse mais le reste du temps c'est plutôt léger comme humour. Ce n'est pas ce à quoi je m'attendais vraiment. Le personnage de Lafayette m'a particulièrement amusé, c'est le seul remarque...

S: Tiens, par là tu te démarques des autres lecteurs de notre salon qui trouvait Lafayette insipide.
J'avoue que nous avons ressenti un peu la même chose. Le roman est intéressant mais pas passionnant. Je ne suis pas sûre qu'il m'ait laissé une trace indélébile... Mais c'était avant la rencontre de son auteur, Iegor Gran. Qu'as-tu pensé de ses propos?

H: Je l'ai trouvé amusant ce monsieur !
cultivé, drôle, sympathique,et intéressant. Il a su captiver l'assemblée, il s'est volontiers prêté au jeu des questions-réponses, nous a dévoilé une partie de sa vie littéraire. Je l'ai trouvé très simple. C'était un café agréable et pour tout avouer il m'a même donné envie de lire un autre de ses romans, Les trois vies de Lucy tant il en a parlé avec amour ! Mais en effet "Thriller" ne me laissera pas un souvenir impérissable.

S: J'ai aussi trouvé son discours très intéressant. Il prenait la parole avec aisance, n'a pas essayé d'expliquer ses livres avec trop de facilité. Il est entré dans l'intime, dans sa façon d'écrire, de ressentir les choses.
Thriller ne me restera pas comme un excellent roman mais son auteur m'a beaucoup plu.

H: oui c'est une bonne conclusion.

S: Merci chère Hathaway et à très bientôt ici ou ailleurs! ^^

H: mais de rien, ce fut un plaisir.

Il s'agit évidemment d'un dialogue dont l'autre partie se trouve sur le blog d'Hathaway!

mercredi 17 juin 2009

Les misérables, Victor Hugo

Lire le roman de tout un siècle produit un effet étrange. Plusieurs sentiments se bousculent en moi en refermant cette épopée.

Victor Hugo est mon auteur fétiche depuis que j'ai lu Les Châtiments. Sa poésie, son engagement, sa volonté, sa beauté ont fait écho au plus profond de moi. J'ai depuis approfondi ma connaissance de son œuvre poétique, qui est celle que je préfère. Certains poèmes me procurent des frissons, d'autres me font pleurer à chaque fois. J'en lis régulièrement à mon gros bidon pour que Hugo connaisse les vers de son illustre aïeul à qui il doit son prénom.

Je ne m'étais pas encore intéressée à son œuvre romanesque si ce n'est avec Le dernier jour d'un condamné ou encore Claude Gueux. J'ai donc décidé de mettre mon congé maternité à profit en m'attaquant à sa plus grande œuvre, Les Misérables. Et j'ai bien fait de prendre mon temps pour en savourer chaque chapitre, chaque portrait, chaque mot. On ne peut pas lire Les Misérables comme n'importe quel autre roman. Il contient tout ce que j'aime : la musique des mots, les explications historiques d'un siècle en plein changement avec les détails réalistes de la société parisienne. Un portrait sans concession de la misère humaine.

A l'époque de sa parution, en 1862, il ne fut pas très bien accueilli par la critique. Certains le trouvait trop mielleux, d'autres trop moralisateurs ou, au contraire, trop trivial. Pourtant, le succès populaire fut fulgurant. Ce qui m'étonne beaucoup d'ailleurs. Sans vouloir vexer la population du XIXème siècle, il s'agit tout de même d'un roman "savant" où de nombreuses inférences littéraires, mythologiques, politiques côtoient l'histoire à proprement parler. Parlons-en de l'histoire! Je ne vous ferai pas de résumé tellement c'est dense.

Le roman est découpé en 5 tomes d'égale importance. Chaque tome est attaché à un personnage spécifique: Fantine - Cosette - Marius - L'idylle de la rue Plumet et l'épopée rue Saint-Denis (où nous est narré les combats des barricades) - Jean Valjean. A travers ces 5 tomes, Victor Hugo garde pour fil rouge le personnage de Jean Valjean que l'on suit de sa première évasion du bagne à sa mort. Ce personnage est vraiment très réussi: toutes ses aspérités et ses facettes sont présentées sans tomber dans le pathos. C'est lui le phare qui illumine les déchets du genre de Thénardier sans prendre conscience de son aura. Son humilité contraste avec les pires ignominies présentes dans les rues de Paris.

Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Que dire du personnage de Javert, personnification de la fouine par excellence qui ne se laisse aucun répit, de Cosette si touchante, de Marius si affligeant et attachant dans sa naiveté, de Thénardier, rapace perfide qui arrive toujours à ses fins...

Le roman Les Misérables est connu dans le monde entier. On connaît tous son histoire grâce à diverses adaptations. Cependant, rien n'est comparable à la lecture du roman lui-même. C'est un vrai petit bijou de la littérature française, un monument à lui tout seul.


samedi 21 février 2009

Le vieil homme et la mer, Ernest Hemingway

Voilà un autre roman que je n'aurais certainement pas lu sans Hathaway... Je ne connais pas beaucoup la littérature américaine, comme vous le savez mais je suis en train de combler mes lacunes!

Le vieux, Santiago, est un pêcheur sans le sou vivant à Cuba. Il partage ses journées entre ses virées en mer et Manolin, jeune garçon qu'il avait pris sous sa coupe et qui s'occupe de lui.
Depuis 84 jours, Santiago n'a pris aucun poisson mais ne désespère pas! Quand il s'engage en mer à l'aube de ce 85ème jour, il sait que ce sera pour aujourd'hui.
S'en suit un combat épique entre le vieux et un espadon...

Quand j'ai commencé ce livre, j'ai pris un peu peur: va-t-on nous parler de pêche pendant cent pages ? Le style était aussi un peu suranné et puis j'ai mordu à l'hameçon. Cette histoire est surtout une affaire de courage entre un homme et son adversaire. L'admiration et l'humanité que ressent Santiago envers ce "seigneur des mers" forcent le respect. J'ai été très émue par le dénouement qui montre que finalement, l'injustice frappe même les hommes courageux.

vendredi 12 décembre 2008

Les lumières du zinc, Robert Giraud

Robert Giraud est un grand spécialiste des gargotes parisiennes des années 80. A n'en pas douter, il a usé ses pantalons sur les chaises de ces bars tantôt familiers, tantôt miteux mais toujours amicaux. En quelques 80 pages, il nous raconte des anecdotes, récoltées au zinc des bars.
On n'apprend pas grand chose de révolutionnaire au niveau du contenu mais le langage est le reflet d'un Paris qui n'est plus et que l'on peut sentir. Le Paris de Prévert et de Doisneau (qui préface d'ailleurs le livre), celui de la bonne franquette.
Cette lecture n'est pas indispensable, mais elle est intéressante pour ceux qui aiment les "moments de vie" de la capitale.

"Au fil des rencontres, les conversations se déroulaient en langage couramment parlé autour du comptoir. Le sujet importait peu, car aussitôt oublié. [...] Un mot suffisait à Robert Doisneau pour faire surgir une image de lanterne magique qui ressuscitait le passé ou, mieux encore, qui en dessinait une nouvelle sur l'album ouvert des jours à venir."

L'avis de mon double, Hathaway , qui n'a pas du tout aimé!

mardi 19 février 2008

Une adoration, Nancy Huston

Résumé : Pour élucider la mort du célèbre comédien Cosmo, les personnages qui l'ont côtoyé comparaissent devant le tribunal des lecteurs... Chacun raconte son aventure avec Cosmo, de plus ou moins loin. Elke, amante illuminée plein d'abnégation, Fiona sa fille, Franck, le fils et quelques autres moins attendus.

Mon avis : ++++
Je suis encore toute étourdie par la teneur de ce livre. On ne peut pas le qualifier... Il s'agit d'un roman mais sous forme de pièce de théâtre... Non, il s'agit d'un tribunal où nous, lecteur, sommes le seul juge! On est pris dans le tourbillon des personnages qui s'adressent à nous directement, qui nous prennent à partie...
Laissez moi vous retranscrire l'incipit du roman, qui donne le La dès le départ!

" La romancière ( au lecteur)
Ceci est une histoire vraie, je vous le jure. Oh, j'ai changé les lieux, l'époque, les métiers, les dialogues, l'ordre des événements et leur signification; et pourtant, tout ce que je vais vous raconter est vrai. C'est une audition, comme toujours, une fantasmagorie comme toujours : les témoins vont converger ici et s'eforcer un à un de vous convaincre, de vous éblouir, de vous mener en bateau ; je leur prêterai ma voix mais c'est sur vous qu'ils comptent pour les comprendre, de vous qu'ils dépendent pour exister, alors faites attention, c'est important; vous êtes seul juge... Comme toujours. "

Non seulement on ne peut pas lever la tête du livre mais on en oublierait presque de dormir pour connaître le dénouement... Ca faisait longtemps qu'un livre ne m'avait pas fait cette impression (enfin depuis Harry Potter 7, ça ne fait pas si longtemps finalement... :) )

Un autre passage que j'ai relevé, juste pour le plaisir :


"Frank

[...] En quoi ça vous regarde, ce qu'on déballe ici, toutes nos salades ? Qui êtes-vous, pour qu'on vous révèle ainsi nos secrets les plus intimes ? Alors que, de vous, nous ne savons rien du tout : ni votre nom, ni votre nationalité, ni même votre sexe. Motus et bouche cousue. Commode, votre silence! Je vous emmerde! "


Enfin un seul mot d'ordre pour finir : courrez lire ce magnifique petit chef d'oeuvre de Nancy Huston!!!

mardi 14 août 2007

L'autre, Julien Green

J'ai profité de ma semaine de vacances en Savoie pour commencer et terminer ce livre de Julien Green. Je n'avais jamais lu cet auteur et j'ai été agréablement surprise.

Karin est une jeune danoise naïve et touchante en cet été 1939. Elle rencontre Roger, fougueux français, qui veut lui apprendre l'amour. Mais la guerre arrive... Roger est appelé en France et Karin se retrouve livrée à elle-même.

Un roman très attachant et qui se lit très vite! Le style de l'auteur est à la fois aérien et sophistiqué, poétique et cru. Une belle découverte permise par le challenge ABC!