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lundi 18 mai 2009

Challenge ABC 2008/2009 - Bilan

Tadammmmmmm! Voici venir l'heure du bilan final du challenge ABC fait en coopération avec Hathaway. Notre challenge commença le 1er mai 2008 et se termina donc le 30 avril 2009 (pourquoi faire simple...).

Nous avons toutes les deux fait beaucoup mieux que celui de l'an dernier! Nous avons lu les 25 livres que comptaient notre challenge (1 livre est resté introuvable...) mais Hathaway est la seule à avoir remplie les conditions dans les délais! J'ai en effet fini le dernier roman une semaine après le terme... ARGGGGGGHHHHHH! Bravo donc à ma petite Hathaway qui recevra bientôt un petit cadeau pour l'avoir emporté!

Tout de suite, voici notre bilan:

Hathaway / Sandrounette

Livre préféré: L'ombre du vent / L'ombre du vent

Livre le moins aimé: Cet amour-là / Cet amour-là

Meilleure intrigue: La femme en vert / La femme en vert

Top 3: L'ombre du vent / L'ombre du vent
La femme en vert / Jonathan Strange et Mr Norrell
Chinoises / Prenez soin du chien

Flop 3: Lettre au père / Les lumières du zinc
La part manquante / La part manquante
Cet amour-là / Cet amour-là

Coup de coeur: Prenez soin du chien / La femme en vert


Nous sommes arrivées à peu près à la même conclusion! Nous avons partagé une bonne année de lecture même si certains romans ont été durs à avaler...
Pour le nouveau challenge, nous avons décidé de piocher dans nos PAL respectives et surtout, de choisir tous les libres ensemble! (alors que nous avions fait moitié moitié pour les précédents). Voici donc notre challenge ABC 2009/2010!

A: Jane Austen, Orgueils et préjugés

B: Emily Brontë, Les Hauts de Hurlevent

C: Paule Constant, Sucre et secret

D : DaphnéDu Maurier, Rebecca

E: Jean Echenoz ,L’occupation des sols

F: Jasper Fforde, L’affaire Jane Eyre

G: Anna Gavalda, Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part

H: Mark Haddon, Le bizarre incident du chien pendant la nuit

I: Ishiguro, Auprès de moi toujours

J: Lee Jackson, Le cadavre du métropolitain

K: Kuroyanagi, Toto-chan

L: Denis Lehane, Ténèbres, prenez-moi la main

M: Mc Call Smith, Amis, amants et chocolat

N: James Nichols, Ne te retourne pas

O: Otte, Les amours de Sailor le chien

P: Antoine Piazza, Roman fleuve

Q: Michel Quint, Cake walk

R: Eric Reinhart, Cendrillon

S: Romain Sardou, Sauver Noël

T: Jean Teulé, Le Montespan

U: John Updike, Les sorcières d’Eastwick

V: Didier Van Cauwelaert, Vie interdite

W: Donald Westlake, Pourquoi moi ?

X : Xinran,

Y ?

Z : Markus Zusak, La voleuse de livres


Advienne que pourra!



mercredi 13 mai 2009

L'homme chauve-souris, Jo Nesbo

Harry Holy est un inspecteur de police norvégien envoyé en Australie pour prêter main forte au sujet du meurtre sordide d'une compatriote. Son contact sur place, un policier aborigène du nom d'Andrew Kensington, lui fait un topo sur la situation en même temps qu'une découverte assez particulière de Sydney: visite de clubs de strip-tease, de cirques ambulants, de combats de boxe itinérants...
Normalement, le grand norvégien ne devait rester qu'une petite semaine en Australie mais évidemment, les choses vont tourner différemment et l'obliger à rester plus longtemps...

J'ai vraiment passé un excellent moment de lecture avec ce roman mais à partir de la page 180! Le début est vraiment très très très long : l'auteur pose son décor en racontant de nombreuses histoires et légendes australiennes, explique les enjeux de tous les mélanges culturels et éthniques qui sont à la base de ce peuple. Je ne dis pas que c'était inintéressant, au contraire. J'ai appris plein de choses qui m'ont montré à quel point j'étais ignare sur le peuple australien. J'aurais certainement plus apprécié que toutes ces informations soient disséminées au fur et à mesure plutôt qu'en long préambule.

Cela étant, les trois autres quarts du roman sont passionnants! C'est à bout de souffle que l'on tourne les pages pour voir progresser l'enquête, qui nous emmène bien loin du point de départ... ou bien plus près que l'on ne croit! Grâce à ce dénouement mené tambour battant, on oublie les débuts laborieux pour s'enfoncer au plus profond de cet homme chauve-souris insoupçonné jusqu'à la fin...

A lire, l'avis de Yueyin qui m'avait donné envie de lire ce polar et celui d'Hathaway, beaucoup moins enthousiaste... Merci à Tonio pour le prêt de ce roman!

Avec ce billet s'achève la lecture des livres du challenge ABC 08/09!


vendredi 8 mai 2009

Première ligne, Jean-Marie Laclavetine

C'est avec un peu d'appréhension que j'ai ouvert la première page de ce roman. En effet, Hathaway n'avait pas du tout apprécié l'histoire et le style du livre. Comme en ce moment nos avis se rejoignent j'avais un peu peur. Mais le temps de l'harmonie est terminé! :)

Cyril Corouan est à la tête d'une modeste maison d'édition parisienne. Assez reconnue cependant pour recevoir des dizaines de manuscrits par jour. Avec son assistante, Blanche, il désespère de trouver LA perle rare qui fera les beaux jours de son commerce. Il trouve tout ce qu'il reçoit pathétique et s'arrache les cheveux. Il faut dire que les titres des manuscrits valent le détour! Entre La symphonie Marguerite ou Zoroastre et les maîtres nageurs, il y a de quoi devenir fou! D'ailleurs l'auteur de ce dernier est reçu par Cyril (C.C pour les intimes). L'éditeur veut lui expliquer le refus de son manuscrit... Le problème est que l'auteur prend un révolver et se suicide devant l'éditeur qui n'en croit pas ses yeux...

A partir de cette situation plus qu'éprouvante, Cyril va remettre totalement en question ses méthodes de travail. Il va créer un club, les Auteurs Anonymes, pour tenter de convaincre les "écriveurs" d'arrêter d'écrire. Parallèlement, on suit les déboires sentimentaux de Cyril avec sa compagne Anita. Le roman est également ponctué de "chapitre un" ayant chacun un style différent et particulier. On comprend le fin mot de ces "chapitre un" à la fin.

J'ai vraiment apprécié cette lecture! Je me suis laissée embarquer dans la vie tourbillonante de notre éditeur sans en avoir conscience. La fin m'a tenue en haleine, la construction du roman est très intéressante et ne m'a pas lassé une seconde! J'ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de ce roman!

mercredi 6 mai 2009

Le liseur, Bernhard Schlink

Décidément, j'enchaîne les livres qui me laissent une impression étrange... Surtout que ce roman est très connu partout dans la blogosphère et qu'il est surtout apprécié. Vous allez peut-être pouvoir m'éclairer sur l'engouement qu'il a suscité.

Mickaël est un jeune garçon de quinze ans lorsqu'il rencontre Hanna alors âgée de 36 ans. Ils deviennent rapidement amants. Un rituel s'installe alors entre eux: Michaël fait la lecture à Hanna avant que sa belle ne lui fasse l'amour. Ce petit jeu dure quelques années puis Hanna disparaît sans laisser de traces.
Des années après, alors qu'il assiste à un procès en tant que stagiaire, Mickaël retrouve Hanna dans le box des accusés. En effet, nous sommes dans l'Allemagne post 3ème Reich avec toutes les questions que cela peut soulever.

Je n'ai pas du tout accroché. Le roman n'a pas eu le même effet que sur Hathaway ou Sybilline qui ont trouvé passionnante la deuxième partie axée sur le procès et le crime commis par Hanna. Non seulement ça ne m'a pas touchée, mais en plus j'ai trouvé ce passage ennuyeux. Je n'arrive pas à comprendre où voulait nous emmener l'auteur. Bien que je comprenne sa réflexion sur la Shoah et ses conséquences sur ces jeunes gens de la génération suivante, je n'ai pas saisi cette incision dans la relation Mickaël/Hanna. D'ailleurs, est-elle bien intéressante cette relation? Finalement, le poisson est un peu noyé.

Je n'ai donc pas adhéré au propos de l'auteur. Je m'attendais à un tout autre roman, me voilà déçue...

Lire les avis enthousiastes d'Hathaway, Ys, Sybilline et Karine :) qui me font penser que je suis vraiment passée à côté du roman.

lundi 4 mai 2009

Victor, Michèle Fitoussi

Voilà un billet bien embêtant à rédiger puisque je ne sais que penser de cette lecture, même une bonne semaine après l'avoir terminée. On ne peut pas dire que c'est un chef-d'œuvre mais on ne peut pas dire non plus qu'il n'est pas intéressant. Jugez plutôt.

Victor est un vieux monsieur qui se meurt dans un petit appartement miteux du centre ville parisien. Ses voisines le prennent sous leur aile pour lui faire retrouver un peu de dignité. L'une d'elles, Alice, est une jeune stagiaire d'un grand quotidien national. Les fêtes de Noël approchant, elle a une idée de génie: faire passer une annonce pour faire adopter Victor. Le directeur du journal est très enthousiaste (Victor un peu moins) par un sujet qui passionnera les ménagères.

Le reste du roman raconte la nouvelle vie de Victor au sein de sa nouvelle famille. Vie qui va très bien se passer au départ pour finir en couac évidemment. Je ne saurai dire ce qui m'a réellement gênée à la lecture. La situation initiale était intéressante et originale et puis, au fur et à mesure du roman, nous assistons à la déchéance de la famille modèle, propos banal et raconté avec beaucoup de banalité. Un livre qui ne restera pas dans les annales donc...

L'avis d'Hathaway, très tranché!

dimanche 26 avril 2009

Confessions d'un barjo, Philip K. Dick

Sommes-nous tous barjos ? Ou le seuls les américains ont le privilège de l'être ? Jack prend la parole dans le premier chapitre pour raconter sommairement son enfance dans une ville de Californie avec sa sœur Fay. Mais le lecteur comprend rapidement que ce n'est là que le point de départ et que cet incipit n'est là que pour faire son travail, c'est-à-dire planter le décor.

Chaque chapitre est pris en charge par un protagoniste différent, ce qui nous fait 4 points de vue dans tout le roman. Jack (est-ce lui le barjo?) qui croit aux extra-terrestres, n'a pas de vie sociale ni de travail, squatte à droite et à gauche jusqu'à ce que Fay (est-ce elle la folle?) aille le chercher pour l'emmener chez elle à la campagne. Son mari Charley (lui peut-être?) a du mal à la supporter et le lui fait savoir de façon plus ou moins violente jusqu'à ce qu'un arrêt cardiaque l'envoie à l'hôpital de San Francisco. C'est alors que Nathan (lui?) se rapproche dangereusement de Fay au point de....

Finalement, tout ça n'a pas beaucoup d'importance. Tous ces barjos ces gens-là, à leur manière. Et Philip K .Dick l'a merveilleusement retranscrit! En prenant appui sur une famille américaine moyenne dans les années 50 vivant à la campagne, ce n'est pas la société que l'auteur égratigne mais plutôt la dureté des relations humaines. Là où le dialogue est absent, la violence prend place. Le fait de donner la parole aux quatre personnages à tour de rôle est intéressant dans la mesure où chaque personnage contredit plus ou moins la parole précédente! Et on se laisse réellement embobiner par tous ces barjos sans pouvoir les lâcher. J'avais un peu d'appréhension en commençant le roman (encore mes préjugés bidons sur la littérature américaine sans doute) qui s'est bien vite estompée au fur et à mesure! Une belle découverte donc!

A lire, l'avis d'Hathaway, et celui de ma copine Lhisbei chez les Chats


jeudi 23 avril 2009

La fille de l'ascenseur, Ye mang

Ce recueil est composé de 3 petites nouvelles traitant de la vie quotidienne des chinois à l'aube du XXIème siècle. Sans prétentions, elles permettent de nous immiscer au cœur du système chinois.

La première nouvelle, qui donne son nom au recueil, raconte la vie humble de cette pauvre liftière qui conduit la maîtresse de son mari devant la porte de son foyer toutes les semaines, se dévouant pour son mari, pour finir dans l'anonymat le plus total.

La seconde nouvelle est très courte. Baptisée "une journée harassante", elle porte bien son nom! Elle raconte le quotidien d'une famille, de la longueur du trajet pour se rendre au travail, de la routine qui tue le couple à petit feu, de la futilité de nos journées finalement.

Quant à la troisième, "L'initiation", elle a résonné au plus profond de moi. En effet, il s'agit du quotidien d'un enfant de 7 ans dans son école et de sa maîtresse complètement corrompue par le niveau social de chacun. Préférant valoriser des enfants dont les parents ont une bonne situation au détriment des vrais enfants brillants.... sans pour autant s'attirer les foudres et les reproches des enfants qui ne trouvent pas cette situation injuste... J'espère que la situation a évolué dans les écoles chinoises...

Trois petites nouvelles qui ne sont pas longues à lire et qui posent pourtant les bases d'une vraie réflexion. Après Chinoises de Xinan, voilà une autre facette de la vie quotidienne chinoise dépeinte par un homme cette fois!

Chez Hathaway...

mardi 21 avril 2009

L'ombre du vent, Carlos Ruiz Zafon

Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon de 10 ans, Daniel Sempere, dans un lieu mystérieux... Le Cimetière des Livres oubliés. Son objectif : que son fils adopte un volume parmi des centaines de milliers tombant dans l'oubli dans ce sanctuaire. C'est alors que, dans ce labyrinthe, un livre vient à sa rencontre: L'ombre du vent d'un certain Julian Carax.

"Cet après-midi là, je me réfugiai dans ma chambre et lus les première page de mon nouvel ami. Avant même d'avoir pu m'en rendre compte, je me retrouvai dedans, sans espoir de retour.[...]
Page après page, je me laissai envelopper par le sortilège de l'histoire et de son univers, jusqu'au moment où la brise de l'aube vint caresser ma fenêtre et où mes yeux fatigués glissèrent sur la dernière ligne. Je m'allongeai dans la pénombre bleutée du petit jour, le livre sur la poitrine, et j'écoutai les rumeurs de la ville endormie couler goutte à goutte sur les toits tachetés de pourpre. Le sommeil frappaient à ma porte, mais je refusai de me rendre. Je ne voulais pas perdre la magie du récit ni dire tout de suite adieu à ses personnages"

Le lecteur suit alors le parcours de Daniel, fils d'un libraire d'occasion, qui part à la recherche de l'identité de ce Julian Carax. Qui est-il? Pourquoi n'arrive-t-il pas à mettre la main sur les autres romans de Carax? En effet, un mystérieux inconnu les récupère tous et les brûle un par un.

Le propos de départ m'avait beaucoup plus, dès la lecture de la quatrième, c'est pourquoi je voulais absolument le lire. Voilà chose faite et je le regrette énormément... Parce que maintenant je ne pourrai plus me replonger dans cette merveilleuse histoire qui vous prend aux tripes, dans cette magnifique quête initiatique de Daniel qui nous plonge dans une Barcelone ravagée par la guerre et les délations. On adore être le double de Daniel, on frissonne avec lui dans ses découvertes (la scène dans la maison des Aldaya est tout simplement sublime!) et on se questionne sans arrêt sans pour autant découvrir le fin mot de l'histoire!

Quand finalement, le voile est levé sur le mystère, on se demande comment on n'y a pas pensé avant! Comme des poupées russes qui s'imbriquent, le roman de Carlos Ruiz Zafon tisse sa toile autour de Daniel et de Julian pour le plus grand plaisir du lecteur. Je n'ai pas pu lâcher le roman avant d'avoir lu les 200 pages qui me séparaient de la fin. Et comme tous les grands romans qui nous construisent, c'est avec un énorme pincement au coeur que je l'ai refermé.

Merci à Monsieur Zafon pour ce merveilleux roman!

vendredi 3 avril 2009

Attentat contre le Saint-Suaire, Laura Mancinelli

Rien ne va plus à Turin! La coupole de Guarini a été ravagée par les flammes! Cette coupole renferme le célèbre Saint Suaire, relique datant de la déposition de la croix de Jésus Christ. Il s'agirait en effet du linceul du messie. Autant dire que c'est une relique très importante pour la ville de Turin.
Un professeur de l'université de Turin s'intéresse de près à cette affaire: n'aurait-on pas volontairement incendié la Cathédrale San Giovanni Battista dans le but de dérober le linceul sacré?

Le roman commençait très bien. Ayant vécue à Turin pendant un mois lorsque j'étais étudiante, le charme a tout de suite opéré, comme une madeleine de Proust qui faisait ressurgir les ambiances des rues que j'ai adoré emprunter: la via Po et ses arcades, la via Garibaldi, Piazza Castello... et j'en passe! Cependant, il en faut beaucoup plus pour réussir un roman.

Il y a beaucoup d'incohérence et tout va beaucoup trop vite: en quoi un professeur d'université est-il habilité à mener une enquête comme celle-ci? Pourquoi une de ses "connaissances" journalistiques lui permet-il d'entrer dans l'univers très fermé de l'émicycle turinois sans lui poser plus de questions que ça? Ca ne tient pas debout et cet aspect trop "facile" m'a vraiment ennuyée voire agacée. De plus, lorsque l'intrigue commence à devenir intéressante, que les protagonistes entrent dans les souterrains turinois à la recherche de passages secrets, tout s'arrête et l'affaire est résolue en claquant des doigts... Quelle déception!

Je m'attendais vraiment à lire un roman au crime historique passionnant avec des questions de fond en arrière-plan. Mon horizon d'attente a été plus que baffoué. Madai comme on dit à Turin ;) Mais ça m'a au moins donné l'envie de retourner à Turin!

Lire l'avis d'Hathaway qui est en accord avec le mien




Intérieur de la coupole de Guarini,
Cathédrale San Giovanni Battista, Torino, 1667

samedi 28 mars 2009

Parfum de glace, Yôko Ogawa

Que faire lorsque son compagnon se suicide? Voici le point de départ de ce roman plus qu'étrange... Ryoko est une jeune japonaise d'une trentaine d'année confrontée un beau jour à un coup de téléphone fatidique qui lui annonce le suicide de Hiroyuki, créateur de parfum. Je ne dévoile rien du suspens puisqu'il s'agit de l'incipit du roman. La grande question est pourquoi. Pourquoi un homme qui, à priori, n'a rien d'un dépressif met fin à ses jours?

Ryoko va essayer de reconstituer les pièces du puzzle de l'enfance de son amant. Prétexte de l'auteur pour s'attaquer à un sujet beaucoup plus profond: moi et autrui. Tout autour de soi n'est qu'illusion et faux-semblant. Alors qu'elle vivait avec cet homme depuis un an, elle ne le découvre qu'après sa mort. En refoulant le chemin de son enfance, Ryoko apprend les différentes facettes de son défunt compagnon: tour à tour nez, mathématicien de génie, aide pour les enfants aveugles et patineur artistique de haut vol, il apparaît en filigrane, aussi léger et évanescent que "Source de mémoire", fragrance créee pour Ryoko.

Plusieurs sentiments se mêlent à la lecture de ce Parfum de glace. Tout d'abord le lecteur est dérouté. Il est comme enveloppé dans un nuage d'encens qui trouble la perception de la réalité. Ryoko est en train de faire son deuil en partant en pélerinage sur les traces de son amour perdu et tout se brouille sans pour autant laisser le lecteur de côté. Car, finalement, le plus important n'est pas de savoir pourquoi Hiroyuki s'est suicidé (d'ailleurs on ne connaît toujours pas la raison lorsque l'on referme le roman) mais de (res) sentir. A pas feutrés, Yôko Ogawa nous accompagne dans le domaine de l'intime et de l'impalpable, là où seule la magie poétique peut fonctionner.

Lire aussi l'avis d'Hathaway et celui de Loutarwen qui m'a donné envie de lire ce roman!


lundi 9 mars 2009

Un safari arctique, Jorn Riel

Voici ma deuxième rencontre avec les aventuriers groenlandais de Jorn Riel. J'avais lu le dernier opus pour une séance du Blogoclub consacré à cet auteur, Les ballades de Halldur et autres racontars, que j'avais beaucoup aimé.
Nous voilà donc reparti vers ces contrées inconnues où vivent toujours les mêmes trappeurs à savoir Valfred, Mas Madsen, le Lieutenant... entre autres. Ces six petites nouvelles sont bien rafraîchissantes et toujours aussi agréables à lire.

Celle que j'ai préférée est la dernière, intitulée "le rat". Un rat débarque sur l'indlansis en même temps que le ravitallement et cause un tracas de tous les diables à Valfred. Savoir que ce dernier traque des ours ou autres boeufs musqués sans éprouver beaucoup de crainte et hurle de terreur à la vue d'un vulgaire petit rat! Hilarant! J'ai adoré la fin qui montre à quel point les trappeurs sont railleurs!
J'ai lu deux tomes sur les huit que comptent les racontars arctiques ça fait toujours aussi plaisir de retrouver tous ces hurluberlus et leur mode de vie... arctique!

Retrouvez l'avis d'Hathaway (comme le veut la coutume ;)

samedi 7 mars 2009

La femme en vert, Arnaldur Indridason

Bienvenue en Islande! A Reykjavik, lors d'une fête d'anniversaire, un bébé s'amuse à sucer un morceau d'os...humain! Pendant la construction d'un immeuble lors de l'extension de la banlieue de la capitale, un squelette est découvert.
S'engage alors une course poursuite contre l'Histoire. Erlendur et ses deux collègues Sigurdur Oli et Elinborg, vont enquêter sur ce mystérieux squelette pour l'authentifier.

Le lecteur est plongé dans l'enchevêtrement de plusieurs histoires qui finissent évidemment par se rejoindre. J'aime beaucoup ce genre de roman où les points de vue se confrontent et j'ai été servie! Je suis désolée ma chère Hathaway mais, une fois de plus, il est question de violences conjugales dans ce roman (que tu as choisi!), violences insoutenables par la force de leurs descriptions. On ne peut que souffrir avec cette femme et pester à voix haute des injures plus ou moins forte contre son mari.
J'ai également été surprise par les méthodes d'investigation islandaise même si ce roman se passe dans les années 90: à chaque nouvel indice découvert, ils se précipitent chez les familles des suspects pour leur annoncer des soupçons qui sont totalement infondés! Pourquoi cette précipitation? Je dois certainement trop regarder "Les Experts" et autres "Cold Case" m'enfin...

Ce détail mis de côté, j'ai vraiment beaucoup aimé ce polar islandais. Les noms sont rigolos et en totale inadéquation avec le fond noir et triste de l'histoire. Ce paradoxe n'enlève rien au charme de l'écriture d'Arnaldur Indridason! On halète à la fin lorsqu'on croise cette fameuse "femme en vert". Même si son identité ne fait plus aucun doute quelques chapitres avant le dénouement.

J'avais lu beaucoup d'éloges sur cet auteur venant du froid et je confirme qu'il est vraiment à découvrir!

A lire une interview de l'auteur sur Evene et les avis de Fashion et Tamara, entre autres!

mardi 3 mars 2009

Chinoises, Xinran

Xinran est une journaliste radio dans une Chine qui panse les plaies de la Révolution culturelle. Entre 1987 et 1995, elle a animé de 22h à minuit "Mots sur la brise nocturne", émission où elle invitait les femmes à donner leurs avis sur la société. Cela s'est vite transformé en débats et témoignages poignants que Xinran ne pouvait diffuser car la censure est malheureusement toujours d'actualité dans cette décennie. Grâce à sa compassion et à son ton toujours dans le juste, la journaliste acquiert une bonne réputation et recueille de nombreuses confessions de femmes bafouées par leur famille, le Parti, la vie...

Elle décide de consigner ces mémoires féminines dans ce livre afin que tous (et en particulier les occidentaux) puissent se rendre compte du peu de considération de la femme dans le régime de Mao et encore aujourd'hui.
Le directeur de programme de sa radio l'interpelle pour qu'elle couche sur le papier la vie de ces femmes:

" Xinran, vous devriez écrire tout cela. Ecrire permet de se décharger de ce qu'on porte et cela peut aider à créer un espace pour accueillir de nouvelles façons de penser et de sentir. Si vous n'écrivez pas ces histoires, leur trop-plein va vous briser le coeur."

Et quel bien lui en a pris! Un petit bijou est né dans la sueur du labeur de ces chinoises, dans les larmes que leur a infligé la révolution culturelle (quelle horreur!), dans leurs plaies qui ne se refermeront jamais. Ce n'est pas une lecture de tout repos: on entre dans l'intimité la plus pure de ces laissées pour compte et Xinran ne nous épargne rien: ni les viols, ni les tortures, ni les deuils... Et on en sort grandi.

Quand on lit l'histoire des mères ayant survécu au tremblement de terre ou bien l'histoire de cette femme séparée de force de son amour pendant 45 ans sans parvenir à tourner la page, l'histoire de toutes ces chinoises se font l'écho de notre propre histoire et on ne peut que ressentir un peu de honte de nos vies si "faciles" en comparaison. Grâce à une plume qui vient du coeur et qui ne tombe jamais dans la pitié, Xinran lève le voile sur toutes ces femmes qui gagnent à être connues.

"A l'époque, en Chine, écrire un livre tel que celui-ci m'aurait peut-être valu la prison. [...] En Angleterre, le livre est devenu possible. Comme si une plume avait poussé dans mon coeur."

mardi 24 février 2009

L'espoir d'aimer en chemin, Michel Quint

La Tzigane savait d'avance
Nos deux vies barrées par les nuits
Noe puits sortit l'Espérance
L'amour lourd comme un ours privé
Dansa debout quand nous voulûmes
Et l'oiseau bleu perdit ses plumes
Et les mendiants leurs Avé


On sait très bien que l'on se damne
Mais l'espoir d'aimer en chemin
Nous fait penser main dans la main
À ce qu'a prédit la tzigane

Guillaume Apollinaire, Alcools


Ce roman de Michel Quint est l'adéquation parfaite du poème d'Apollinaire. C'est de lui que vient le titre du livre, de lui que semble émaner ce sentiment de saltimbanque éprouvé par René, le narrateur.
Marionnettiste, il partage la vie d'une infirmière qu'il épaule au quotidien dans son métier. A l'hôpital, il essaie d'egayer la vie des petits patients atteints pour la plupart de cancers. Avec l'aide de Momo et Suzy, ses deux accolytes de bois et de chiffon, il arrive tant bien que mal au but recherché. Et puis Louis arrive dans sa vie. Louis est un adolescent plongé dans le coma à la suite d'une bagarre dans son lycée. En voulant protéger une "beurette", il se fait tabasser. René tente de faire revenir Louis de son profond sommeil et entame sans s'en apercevoir sa propre thérapie.

Tout revient en mémoire: cette enfance passée sans mère avec un père souvent absent pour des raisons obscures. Tout cela avec pour toile de fond l'indépendance de l'Algérie. On apprend peu à peu les doutes et les repères manqués de René, son amour infini pour sa confidente de l'époque, Halva, dont le souvenir reste encore enfoui au plus profond de son cœur.

Ce roman est réellement touchant. Non pas parce qu'il parle d'un enfant à l'hôpital, le fait est presque secondaire ici. Il m'a touché dans mon intimité de fille et petite fille de pieds noirs qui ne voulaient pas ce qui est arrivé. Cette émotion toute en discrétion ressemble à ce que doivent éprouver mes proches, sans oser le dire. Ce roman m'a également touché car il raconte l'histoire d'un homme simple, qui ne demandait rien de très compliqué, si ce n'est un espoir, celui de pouvoir aimer en chemin.

samedi 21 février 2009

Le vieil homme et la mer, Ernest Hemingway

Voilà un autre roman que je n'aurais certainement pas lu sans Hathaway... Je ne connais pas beaucoup la littérature américaine, comme vous le savez mais je suis en train de combler mes lacunes!

Le vieux, Santiago, est un pêcheur sans le sou vivant à Cuba. Il partage ses journées entre ses virées en mer et Manolin, jeune garçon qu'il avait pris sous sa coupe et qui s'occupe de lui.
Depuis 84 jours, Santiago n'a pris aucun poisson mais ne désespère pas! Quand il s'engage en mer à l'aube de ce 85ème jour, il sait que ce sera pour aujourd'hui.
S'en suit un combat épique entre le vieux et un espadon...

Quand j'ai commencé ce livre, j'ai pris un peu peur: va-t-on nous parler de pêche pendant cent pages ? Le style était aussi un peu suranné et puis j'ai mordu à l'hameçon. Cette histoire est surtout une affaire de courage entre un homme et son adversaire. L'admiration et l'humanité que ressent Santiago envers ce "seigneur des mers" forcent le respect. J'ai été très émue par le dénouement qui montre que finalement, l'injustice frappe même les hommes courageux.

samedi 7 février 2009

Ceux qui vont mourir te saluent, Fred Vargas

Henri Valhubert, expert d'art parisien, se rend à Rome après avoir découvert un dessin de Michel-Ange qui devrait se trouver dans les archives du Vatican. Et là, c'est le drame! Il se fait empoisonné par de la ciguë sur la place Farnese alors qu'il avait rendez-vous avec son fils, étudiant à l'école française de Rome.
On fait alors la connaissance de Claude, fils en question et de ses amis qui se font appeler Néron et Tibère (rien que ça!).

Alors quand l'inspecteur Ruggieri est appelé pour mener l'enquête sur place, il se heurte à ce triumvirat plein de secrets et de malice, à Laura, la belle et mystérieuse femme de la victime et à Monseigneur Vitelli, le responsable des archives de la Vaticane.

Il s'agit de mon premier Vargas et je l'ai trouvé trop rapide : l'intrigue est bien ficelée en soi et j'ai tout de suite accroché à ces personnages, ce décor romain que j'aime tant. J'ai cependant l'impression d'avoir été flouée! Non parce que le coupable n'est pas celui que l'on croit (et heureusement!) mais parce que je n'ai pas été assez impregnée de l'ambiance romaine que j'attendais.
Le titre et la quatrième de couverture m'avaient attirée, le roman s'est rapidement écoulé entre mes mains sans avoir eu le temps de me régaler.

dimanche 18 janvier 2009

Lettre au père, Franz Kafka

Autant lire les 840 pages de Jonathan Strange et Mr Norrell a été un vrai plaisir, autant ces 99 pages-là ont été pénibles.

Je n'ai jamais vraiment aimé Kafka. Lors de mes études universitaires, j'avais dû lire "Le château" et je me souviens d'un calvaire innomable! Je n'arrive pas à m'intéresser aux romans où il ne se passe rien, quelque puisse être la beauté de l'écriture. Cependant, je suis assez curieuse de l'histoire personnelle de cet auteur. Voilà pourquoi la "Lettre au père" est différente du "château".

A travers une longue lettre, le fils s'adresse au père. Un père hautain, très dur avec ses enfants et en particulier avec Franz. Et pourtant, il ne s'agit pas d'un règlement de compte à proprement parler. L'auteur prend à sa charge toute la responsabilité (culpabilité...) de la relation filiale. Mais toutes ses frustrations transpirent, ses angoisses d'être comparé à un père si "parfait" et qui le fustige à chaque fois. D'ailleurs la lettre fut écrite suite au refus du père concernant le futur mariage de Franz. Il ne lui a jamais envoyé.

Malgré une lecture laborieuse, le côté "intime" de Kafka me plait davantage que le côté symbolique présent dans chacun de ses autres romans...

A lire: l'avis d'Hathaway

lundi 12 janvier 2009

Jonathan Strange et Mr Norrell, Susanna Clarke

Quand deux LCA se retrouvent avec un bon d'achat de 50€ à Cultu** pour l'anniversaire de l'une d'entre elle qu'achètent-elles? (Réponse évidente!)
Ce livre fait partie de ces achats concertés qu'on est sûr de ne pas regretter.

Nous sommes au tout début du XIX° siècle en Angleterre. La magie fait beaucoup parler d'elle mais n'est plus pratiquée. Enfin c'est ce que croyaient les gentlemen de la Société d'York, spécialistes en débats animés sur l'Histoire de la magie. Mais le jeune John Segundus apparaît et se met en tête de retrouver le seul homme qui pratique encore la magie en Angleterre: Gilbert Norrell.

John Segundus s'efface ensuite pour laisser la place à Norrell et son désir de replacer la magie au centre de l'Angleterre. Parce qu'il faut rappeler au lecteur que la magie n'existait plus depuis la disparition du Roi Corbeau, enfant d'homme élevé par les fées qui la fonda.

J'essaie en vain de résumer ce roman. Il est d'une telle densité, d'une telle profondeur que je ne peux lui faire cet affront. La magie a complètement opéré sur moi étant donné que j'ai dévoré ce pavé de 800 pages. Le grimoire (car on peut le rebaptiser ainsi) est divisé en 3 parties : Norrell / Jonathan Strange / John Uksglass. Le maître / l'élève / le fondateur.
Le maître et l'élève vont s'aimer, se rejoindre, se déchirer, ne plus se quitter. Leur complicité est tellement grande que même lorsque la haine semble avoir tout détruit, on sait qu'ils finiront par se retrouver.
Jonathan Strange et Mr Norrell n'est pas un livre dont on sort indemne. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai rêvé de l'homme aux cheveux comme du duvet de chardon, où j'ai frissonné en essayant de traverser les miroirs avec Jonathan Strange, où j'ai eu envie de lui crier la vérité sur ce qui se passait juste en face de lui et qu'il ne voyait pas.

Je salue l'immense talent et travail de Susanne Clarke. Elle a su créer un univers et une Histoire à son histoire. Toutes les notes de bas de page renvoie à des romans écrits par des magiciens, à des anecdotes sur les légendes du roi Corbeau, tout cela monté de toute pièce évidemment. Mais on y croit tellement! Tellement qu'on aimerait pouvoir prendre la main de Jonathan et vivre dans cette Angleterre qui transpire la magie par tous ses pores!

Vous l'aurez compris, je suis Strangiste... J'ai choisi mon camp et ce malgré les protestations de Hathaway :)
J'aime sa passion quand il exerce la magie, j'aime son entêtement quand les choses lui résistent et son attachement pour son vieux maître bougon quoi qu'il puisse en dire.

Parce que finalement, dans un coin de ma tête existe cette Angleterre avec ces personnages. Ils ne resteront pas figés sur le papier mais sont déjà en train de vivre de grandes aventures métaphysiques dans la bibliothèque d'Hurfew et ailleurs.


Si vous voulez l'avis de Stange et de Norrell sur le roman, allez faire un tour sur leur site officiel.

Et évidemment, l'avis d'Hathaway est ici!

lundi 22 décembre 2008

Cet amour-là, Yann Andréa

L'auteur rencontre Marguerite Duras alors qu'il est encore étudiant. Il la rencontre d'abord dans ses livres: "Les petits chevaux de Tarquinia" est un coup de foudre littéraire pour lui. Il dévore ensuite les différents livres dont "India song". C'est à la suite de cette lecture qu'il se décide à écrire des lettres à son idole. Des lettres sages tout d'abord qui deviendront de plus en plus consumées par une grande passion. Cependant, ses lettres restent sans réponse... Jusqu'au jour où il se rend à Trouville, où il sait qu'elle se trouve pour la rencontrer. S'en suivront seize années de vie commune, jusqu'à la mort de Duras, entre coups de coeur et coup de gueule.

Comment vous dire? Je n'ai absolument pas accroché à ce livre. Je l'ai entamé il y a au moins six mois et, je l'avoue, je n'ai pas pu en venir à bout. Je n'ai pas aimé le fond et la forme, même s'il s'agit d'un récit autobiographique. Il y a quelquechose de glauque dans cette relation qui ne m'a pas donné envie d'en savoir davantage...

L'avis d'Hathaway, qui encore une fois, rejoint le mien... ou presque!


mercredi 17 décembre 2008

Prenez soin du chien, JM Erre

Mais que se passe-t-il rue de la Doulce Belette, un quartier parisien réputé tranquille ? Rien ne va plus depuis que Max Corneloup, auteur de roman feuilleton et Eugène Fluche, peintre sur œuf ont emménagé ! Ils habitent en vis-à-vis et chacun suspecte l’autre de l’épier… La méfiance règne surtout quand le voisinage n’est pas très sain d’esprit… Mais voilà qu’un cadavre apparaît…

La couverture m’avait tout de suite attirée : un pauvre petit toutou avec une bouillotte sur la tête… Et ce titre plus que mystérieux… J’avais également lu d’excellentes critiques sur les différents blogs que je parcours régulièrement. Et je n’ai pas été déçue !

Nous sommes confrontés à l’intimité des deux principaux protagonistes puisque nous lisons leurs journaux intimes ! Paranoïa et mauvaise foi sont de mises entre les deux voisins ! On rit de leur bêtise mais petit à petit, le rire devient jaune, l’ambiance inquiétante… Le livre n’est pas découpé en chapitre mais selon un compte à rebours lancinant qui tient le lecteur en haleine jusqu’à l’explosion.

Le propos léger du départ (une chamaillerie de voisinage) laisse place à une inquiétante atmosphère, comme si les personnages étaient des marionnettes prises au piège dès l’incipit.. Le pire dans cette histoire, c’est qu’on ne peut deviner la fin et que l’on reste sous le choc un bon moment…

Pour un premier roman, J.M Erre, Montpelliérain et prof de français a visé juste avec un ton décalé qui pourtant enserre de plus en plus ce Cluedo burlesque… A découvrir de toute urgence!

Un vrai coup de coeur pour Hathaway également!