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mercredi 5 août 2009

Aimer à peine, Michel Quint

"Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine"

Guillaume Apollinaire, "Marie"

Avez-vous lu "Effroyables jardins" du même auteur? Si ce n'est le cas, en voici un petit résumé: dans les années 50, Jacques, un instituteur, passe la majeure partie de son temps libre à faire le clown. Avec sa valisette contenant son nez rouge, ses savates et son nœud papillon, il s'évertue à jouer au grand dam de son fils. Celui-ci a honte de ce père qu'il juge pathétique dans son rôle d'Auguste. Il va alors apprendre pourquoi son père prend ce costume, en hommage à un soldat allemand qui les a sauvé, son père et son ami André pendant la guerre alors qu'ils étaient sur le point de se faire tuer.

Cela dit, on retrouve dans "Aimer à peine" le fils de Jacques. Celui-ci prépare un mémoire sur les coulisses politiques du sport en Allemagne. Il se rend donc à Munich en 1972, au moment où les attentats terroristes des JO vont avoir lieu. Il va faire la connaissance d'une jeune fille, Inge, qui va faire ressurgir le passé enfoui de Jacques.

Ce roman est agréable à lire. On retrouve la belle plume de Michel Quint ainsi que ses thèmes de prédilections (la mémoire et sa transmission, ses origines, la culpabilité par rapport à un passé peu glorieux...). Cependant, la trace qu'il laissera dans ma mémoire ne sera pas immuable.
Ayant rencontré Michel Quint lors du Festival du livre de Sablet, j'ai de la sympathie pour cet auteur bon vivant et j'ai encore un de ses romans dans ma Pile à Lire, Max. J'espère qu'il me plaira davantage!

lundi 9 mars 2009

Un safari arctique, Jorn Riel

Voici ma deuxième rencontre avec les aventuriers groenlandais de Jorn Riel. J'avais lu le dernier opus pour une séance du Blogoclub consacré à cet auteur, Les ballades de Halldur et autres racontars, que j'avais beaucoup aimé.
Nous voilà donc reparti vers ces contrées inconnues où vivent toujours les mêmes trappeurs à savoir Valfred, Mas Madsen, le Lieutenant... entre autres. Ces six petites nouvelles sont bien rafraîchissantes et toujours aussi agréables à lire.

Celle que j'ai préférée est la dernière, intitulée "le rat". Un rat débarque sur l'indlansis en même temps que le ravitallement et cause un tracas de tous les diables à Valfred. Savoir que ce dernier traque des ours ou autres boeufs musqués sans éprouver beaucoup de crainte et hurle de terreur à la vue d'un vulgaire petit rat! Hilarant! J'ai adoré la fin qui montre à quel point les trappeurs sont railleurs!
J'ai lu deux tomes sur les huit que comptent les racontars arctiques ça fait toujours aussi plaisir de retrouver tous ces hurluberlus et leur mode de vie... arctique!

Retrouvez l'avis d'Hathaway (comme le veut la coutume ;)

mardi 24 février 2009

L'espoir d'aimer en chemin, Michel Quint

La Tzigane savait d'avance
Nos deux vies barrées par les nuits
Noe puits sortit l'Espérance
L'amour lourd comme un ours privé
Dansa debout quand nous voulûmes
Et l'oiseau bleu perdit ses plumes
Et les mendiants leurs Avé


On sait très bien que l'on se damne
Mais l'espoir d'aimer en chemin
Nous fait penser main dans la main
À ce qu'a prédit la tzigane

Guillaume Apollinaire, Alcools


Ce roman de Michel Quint est l'adéquation parfaite du poème d'Apollinaire. C'est de lui que vient le titre du livre, de lui que semble émaner ce sentiment de saltimbanque éprouvé par René, le narrateur.
Marionnettiste, il partage la vie d'une infirmière qu'il épaule au quotidien dans son métier. A l'hôpital, il essaie d'egayer la vie des petits patients atteints pour la plupart de cancers. Avec l'aide de Momo et Suzy, ses deux accolytes de bois et de chiffon, il arrive tant bien que mal au but recherché. Et puis Louis arrive dans sa vie. Louis est un adolescent plongé dans le coma à la suite d'une bagarre dans son lycée. En voulant protéger une "beurette", il se fait tabasser. René tente de faire revenir Louis de son profond sommeil et entame sans s'en apercevoir sa propre thérapie.

Tout revient en mémoire: cette enfance passée sans mère avec un père souvent absent pour des raisons obscures. Tout cela avec pour toile de fond l'indépendance de l'Algérie. On apprend peu à peu les doutes et les repères manqués de René, son amour infini pour sa confidente de l'époque, Halva, dont le souvenir reste encore enfoui au plus profond de son cœur.

Ce roman est réellement touchant. Non pas parce qu'il parle d'un enfant à l'hôpital, le fait est presque secondaire ici. Il m'a touché dans mon intimité de fille et petite fille de pieds noirs qui ne voulaient pas ce qui est arrivé. Cette émotion toute en discrétion ressemble à ce que doivent éprouver mes proches, sans oser le dire. Ce roman m'a également touché car il raconte l'histoire d'un homme simple, qui ne demandait rien de très compliqué, si ce n'est un espoir, celui de pouvoir aimer en chemin.

mardi 11 novembre 2008

Le chemin des sortilèges, Nathalie Rheims


La narratrice, une femme sans nom et sans âge, retourne auprès de son ancien mentor et psychologue, Roland, retiré à la campagne après un accident cérébral. Chaque soir, Roland laisse à son chevet un conte de fée différent, qui éveille en elle son douloureux passé.

Le propos de départ me plaisait énormément. J’ai toujours adoré ce qui aborde les contes de fée et leurs non-dits. C’est pour cela, entre autre, que je ne peux pas être satisfaite de ce roman : il ne s’agit pas d’une analyse des contes de fée mais d’une paraphrase incessante de ce que la narratrice lit. Pourtant, ça avait plutôt bien commencé. La lecture était fluide et puis… plus rien. Pas de rebondissement extraordinaire, juste des rêves aussi répétitifs que l’ensemble du récit. On sent arriver à des kilomètres les différents contes qu’elle va traverser en esprit. On ne comprend pas vraiment où et comment le roman va se terminer, tellement des portes ouvertes sont enfoncées.
Quand le dernier chapitre arrive, on en vient à se demander « tout ça pour ça » ?

Un vrai moment d’ennui qui ne laissera pas une grande empreinte dans les souvenirs…

Merci quand même à Chez-les-filles.com pour cet envoi!

dimanche 27 juillet 2008

Lise et lui, Michèle Ramond



Un grand trouble m'envahit en fermant ce livre...Je n'ai pas réussi à entrer dans cette histoire trop confuse. Lise est une jeune femme, ça c'est sûr. Pour le reste, je serai incapable de dire où se passe l'action, ce qui se passe réellement, ce que le personnage imagine..
A chaque fois que j'ouvrais le livre, j'avais irresistiblement envie de le refermer aussitôt. J'ai donc arrêté ma lecture à la moitié...

Merci quand même à Babelio de m'avoir fait parvenir ce livre même si l'essai n'était pas concluant.

mardi 1 janvier 2008

Les ballades de Haldur et autres racontars, Jorn Riel

Résumé: Voici une suite de nouvelles faisant partie des Racontars arctiques de Jorn Riel. Ils comptent 6 recueils de ces racontars en tout et cet opus est le dernier en date.
Nous suivons donc différents personnages dans le Groenland, terre de tous les excès et de tous les rêves. Ces 10 nouvelles mettent en scène à chaque fois un personnage différent.

Mon avis: +++
Ne trouvant pas La vierge froide et autres racontars (le premier recueil des racontars arctiques) à la bibliothèque, je me suis rabattue sur celui-ci, ne sachant pas sur quel joyau j'allais tomber. Les premières pages sont déroutantes: beaucoup de noms en danois, de lieux, des dialogues un peu bizarres. Forcément, il y avait 6 recueils avant celui-ci... Mais passé le "choc" des premières pages, je me suis délectée de ces histoires farfelues, ne pouvant plus lacher le livre. C'est avec un grand plaisir que je vais lire les autres récits arctiques de Jorn Riel.
Une grande découverte permis par le Club des bloggueuses!

mercredi 31 octobre 2007

Harry Potter et les reliques de la mort, JK Rowling


Mon avis: +++
C'est avec émotion que j'ai lu la dernière ligne de la saga Harry Potter il y a une heure... Une émotion due à la fin d'une époque, à la fin d'une longue amitié avec le petit sorcier et sa bande de copains... Je ne révèlerai pas l'intrigue, ni la fin n'ayez pas peur! J'ai moi-même voulu échapper à tout commentaire lorsque le livre est sorti en anglais.
Je n'ai pas perdu une miette de ce septième et dernier tome, où toutes les révélations tombent. Des heures de lecture non stop, oubliant toute notion de temps (désolée chéri...) voilà ce qu'est Harry Potter!
Ce dernier tome a tenu ses promesses: des retrouvailles avec ces personnages que j'affectionne tant, du suspens, de l'action... Même si je dois avouer qu'il y a certaines longueurs par moment. Je suis ravie et en même temps mélancolique... Beh oui! 7 tomes que l'on a attendu patiemment et qu'on a dévoré avec passion. Et la certitude qu'il n'y en aura pas d'autres.
Mais c'est avec un plaisir certain que je retournerai te voir Harry! D'ailleurs, je n'ai qu'une seule envie, me replonger dans Les reliques de la mort!